mercredi 25 février 2026
Une Tournesol et des omoplates
mercredi 21 janvier 2026
Peux pas...j'ai piscine caneton, tournesol etc...
Puisque j'ai commencé, il faut bien que je continue. Certainement aussi pour maintenir l'intérêt iconique de ces deux architectures devenues depuis peu des incontournables des amateurs d'architecture moderne.
Faire un inventaire.
Pas une semaine sans que la piscine Tournesol ne fasse quelque part l'objet d'une vénération Vintage larmoyante sur sa future disparition ou d'une déclaration émouvante face aux souvenirs d'enfance. En passe de devenir comme le stylo Bic, la 2cv, le verre Gigogne Duralex ou le Solex, un objet d'attendrissement populaire, la Piscine Tournesol aura donc mis beaucoup de temps (trop de temps...) pour devenir du Patrimoine. Nous nous sommes déjà expliqué ici à ce sujet qui chatouille les agents du Patrimoine :
https://archipostalecarte.blogspot.com/2022/12/y-en-marre-des-piscines-tournesol-et-de.html
Donc...je ne pouvais vous laisser sur ce blog sans vous montrer la dernière carte postale trouvée nous montrant la Piscine Tournesol de Bourgoin-Jallieu, piscine associée à de l'architecture moderne de la ville, le tout étant dans les tons ocre, orange, rose...On s'amuse donc que l'éditeur Cellard nous indique qu'il s'agit là des "nouveaux aspects", dans les années 50, les éditeurs n'avaient pas peur d'écrire : "ville moderne".
Bref...c'est une assez belle carte postale montrant bien comment on aimait encore à cette période chanter la Modernité de l'architecture et la transformation des villes. Aujourd'hui...mes étudiants se battent pendant leurs évaluations contre les attaques faites à Corbu, le traitant de fasciste. On vit vraiment une autre époque du rapport à la Modernité...On note que la carte fut expédiée pour un jeu en 1985 mais je la crois plus ancienne.
Comme on aime la Piscine Tournesol on ne peut qu'aimer aussi sa concurrente et bien moins soutenue piscine Caneton qui pourtant était très belle aussi et surtout très intelligente dans sa construction, offrant les mêmes désirs que sa soeur : économique, préfabriquée, modulable, ouverte sur l'extérieur, pop.
La Piscine Caneton faudra aussi en sauver un ou deux exemplaires mais malheureusement je crois bien que la Tournesol éclipse dans les coeurs et dans les recherches patrimoniales sa place pourtant méritée.
Celle-ci est à Aise-sur-Vienne et c'est l'éditeur Cap-Théojac (où sont vos archives ?) qui nous régale de cette très belle vue nous faisant bien comprendre les possibilités de cette piscine Caneton. N'allez pas à Aise-sur-Vienne avec votre maillot de bain...La piscine n'existe plus...Oups...
Rappelons les noms des architectes : messieurs Charvier, Aigrot et Charras. Merci à eux pour ce beau travail.
Pour revoir les piscines Tournesol sur ce blog...vous avez l'embarras du choix...
Pour les piscines Caneton :
lundi 26 décembre 2022
Y en a marre des Piscines Tournesol et de leur politique de sauvegarde indécise
mercredi 13 juillet 2022
Après les Trente Glorieuses, les Trente Dépressives* ?
mardi 17 mai 2022
Quinzaine Radieuse bourrée de piscines Tournesol
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lundi 21 mars 2022
Pareil pas pareil, le duo Maillard Ducamp
mercredi 11 août 2021
Piscine Tournesol sur l'autre rive
dimanche 23 mai 2021
Passe pas la Loire en été
Lorsque j'ai lu le département inscrit au dos de cette carte postale, mon cerveau m'a offert immédiatement dans le juke-box de ma mémoire la première phrase de la chanson de Alain Souchon :
Passe pas la Loire en été...
Je me souviens très bien de cette chanson car elle fut l'une des premières dont je compris, adolescent, les évocations sexuelles à peine déguisées par la poétique souchonnienne faisant du détail ramassé dans un mot une ambiance parfaitement claire et lisible. Ici, les images sont euh... assez directes.
Passe pas la Loire en été...
mercredi 16 décembre 2020
On appellera ça le cinématographe
En 2013, (oups ! ça fait longtemps!) je vous donnais à voir une carte postale de la piscine Tournesol de Poix en Picardie. Enfin... je vous donnais la petite case consacrée à cette piscine dans une carte postale en vues multiples. On sait maintenant que souvent les photos visibles sur ces cartes en vues multiples existent elles-mêmes en carte. Mais voilà que l'œil habitué de votre serviteur s'amuse une fois encore de pouvoir suivre un déroulement d'images. Je vous montre ?
Cette carte postale des éditions Mage nous montre donc la piscine Tournesol de Poix. Oh, rien que de très banal finalement, une piscine Tournesol ouverte, des baigneurs et baigneuses qui prennent le soleil sur la pelouse, tout cela nous l'avons déjà vu tant et tant de fois sur ce blog. Mais...
Rappelez-vous donc ce morceau :
Ah ! Je vois que vous avez compris ! Je vous ai bien éduqués à mes petites manies ! Vous avez, vous aussi, vu que la jeune adolescente au premier plan a bougé. Le photographe a donc réalisé une série de clichés, il est donc resté assez longtemps pour faire au moins ces deux prises de vues. Mais pourquoi donc ne pas utiliser la même prise de vue pour la carte postale en vues multiples et celle en vue simple ? Pourquoi donc nous offrir les joies de cet ultracourt métrage ? Si on en croit les mouvements des autres baigneurs, le moment de la prise de vue a duré assez longtemps car les changements entre les deux sont nombreux. Pourtant, on notera que le photographe n'a absolument pas bougé, trop heureux semble-t-il de son poste d'observation et de son cadrage. Que conclure de tout cela ? Pas grand chose, je crois, à part le plaisir de se sentir peut-être plus impliqué dans ce moment, comme si la succession des photographies et le mouvement qu'elle génère offraient l'occasion de croire un peu plus à la vie réelle de ces images : on appellera ça le cinématographe.
Cela aussi indique certainement que j'ai une vie suffisamment remplie pour que je passe du temps à voir ces détails. Est-ce que cette manie dit quelque chose de mon attitude face aux images ? Est-ce que cela souligne ce désir de m'y baigner ? Me baigner dans les images, dans les piscines Tournesol, bien entendu.
Pour voir ou revoir toutes (ou presque) les piscines Tournesol de ma collection :
https://archipostalecarte.blogspot.com/search/label/piscines%20Tournesol
vendredi 25 septembre 2020
squelette arachnéen d'une Tournesol
Il ya quelques mois maintenant, au hasard d'une promenade, je tombai sur la requalification d'une piscine Tournesol, celle de Malaunay. Bien entendu, je fus étonné dans le même temps de pouvoir me réjouir d'en découvrir l'incroyable structure tout en étant stupéfait qu'une fois encore, une piscine Tournesol perdra toutes les caractéristiques de son écriture pour devenir un dôme gris bien anonyme. Faut-il donc se réjouir de sa pérennité ainsi transformée ou pleurer sur cette pseudo-conservation ? Je crois que la réponse est claire. Quelle piscine Tournesol sera donc classée définitivement ? Faudra-t-il attendre que la dernière encore dans son aspect d'origine soit menacée ainsi de restructuration pour que, enfin, on se demande s'il ne serait pas temps, tout de même, d'en conserver une entièrement dans ses qualités ? Le prototype de Nangis est déjà tombé... La mort récente de Bernard Schœller créera-t-elle l'urgence d'une protection ?
Je retournerai donc voir celle de Malaunay achevée. Achevée est bien le mot.
En attendant, en voici quelques clichés émouvants. Que c'est beau cette structure !
Poursuivons l'inventaire des cartes postales de piscines Tournesols avec deux nouvelles arrivées. D'abord celle de Pacy-sur-Eure grande ouverte. On note que l'éditeur Artaud n'a pas attendu la fin des aménagements extérieurs pour envoyer son photographe. Regardez bien le devant de la piscine, le terrain est plein d'herbes folles ! Sur cette autre carte postale, vous pourrez revoir comment cela fut transformé. On note aussi que nous sommes bien vus par les baigneurs, les adolescents se retournent pour viser à leur tour le photographe. Mais ? Qu'est-ce qu'il fout le type là-bas ? Tu crois qui nous photographie ? Il me semble que j'ai quelques photos stéréo de cette piscine de Pacy-sur-Eure mais alors elle était de couleur verte... je ne suis plus très sûr.
En voici une autre, cette fois c'est celle de Montlhéry par les éditions Raymon. On retrouve notre photographe vedette de cet éditeur J.M. Duchâteau. La carte postale fut expédiée en 1978 pour un concours télévisé. Monsieur Duchâteau y fait un beau travail comme à son habitude, une sorte de tranquillité bienveillante, une image douce. Le ciel bleu pâle, le gazon encore tendre, et des baigneurs qui semblent bien être des scolaires. Mais sur quoi est juché notre photographe pour prendre cette hauteur ? Le toit de son véhicule ?
Combien encore de ces piscines attendent dans des boîtes à chaussures de rejoindre cette inventaire ?
En attendant, faites un tour par ici :
http://archipostalecarte.blogspot.com/search/label/piscines Tournesol
jeudi 27 août 2020
Paul Vimond caché derrière une Tournesol
Voilà qui est amusant et qui prouve qu'il faut travailler et pas se contenter des icônes. Sur une carte multi-vues, bien entendu, je suis attiré immédiatement par celle qui me montre une piscine Tournesol, ne faisant que peu de cas de ce qui se trouve autour. Le fruit cache le feuillage. Il ne faudrait pas non plus regretter trop vite de découvrir une nouvelle piscine Tournesol à ajouter à sa collection et se dire qu'avec un peu de chance, nous finirons par trouver une carte la montrant toute seule. Mais l'esprit curieux va regarder autour et le mot Z.U.P au verso va me pousser à en savoir plus sur cet espace de Cherbourg Octeville, d'ailleurs nommé par l'éditeur Le Goubey Communauté Urbaine de Cherbourg, ce qui est déjà une manière de raconter l'urbanisme d'Octeville.
En quelques recherches rapides, il est aisé alors de trouver un nom d'architecte (manquant sur la carte) : Paul Vimond. Le voilà donc le responsable de cette Z.U.P d'Octeville. Élève de Perret, Grand Prix de Rome en 1949, il pourrait être en quelque sorte le pur produit de la formation des architectes des Trente Glorieuses appliquant alors les leçons du chemin de grue, le style Hard French, la rationalité affirmée que l'on condamne aujourd'hui souvent à tort.
Alors je cherche dans mon classeur Hard French et je me retrouve devant cette carte postale affichant avec fierté l'acronyme Z.U.P sur son recto, preuve à l'époque que tout le monde reconnaissait cette dénomination et qu'elle ne posait pas de problème. Le Quartier des Provinces d'Octeville est donc décliné en 6 petites vues permettant d'en voir son ciel bleu et ses roses rouges. Bien entendu, il s'agit aussi d'en vanter les modernités. La carte Emy par Le Goubey ne donne pas le nom de l'architecte et urbaniste Paul Vimond. Nous n'aurons pas grand-chose à dire sur cette architecture. Il y a là bien quelque chose d'archétypal qui, du moins, depuis ces images, ne donne rien d'autre que l'attendu du genre. Sans doute que Paul Vimond mériterait mieux de ma part. Et de la vôtre ?
Voilà aussi que dans la revue L'Ardoise (merci L'agence Lestrade*) consacrée à l'Art Sacré, je trouve une double page sur l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Octeville qui est bien l'œuvre de Paul Vimond et de Burckart. On sait même que c'est l'entreprise Breton qui réalisa le chantier de couverture et au vu de la forme de cette église, on comprendra la fierté de l'entreprise à avoir posé des ardoises sur cette tente réifiée pour l'église. On y reconnaît bien là aussi un certain style des trente Glorieuses, aux volumes très marqués, presque baroques, voulant ménager à la fois l'image de l'église comme un toit et le désir de faire moderne au milieu de cette Z.U.P. Cela produit un machin moderne d'une grande beauté plastique que l'on dirait construit pour la photographie et la jubilation de l'abstraction. Aujourd'hui on dirait un geste fort posé sur le tapis urbain (un truc comme ça...)
Mais me manquent des cartes postales de cette église. Voilà bien une déception ! Comment est-ce possible ? Il me faudra rapidement combler ce vide et sans doute aussi aller visiter celle-ci dans ce Cherbourg si loin et pourtant si normand. Que voulez-vous, l'exotisme n'est pas toujours là où on le cherche. Mais maintenant je dois choisir dans quel classeur ranger la première carte postale. Celui du Hard French, celui des Piscines Tournesol, celui des architectes ?
* Merci Walid Riplet
dernière minute ! dernière minute ! dernière minute !
Voilà que m'arrive, gentiment envoyée par notre ami Daniel Leclercq la carte postale manquante à cet article ! Merci Daniel de nous fournir de la came de cette qualité. Alors, regardons. Nous avons bien notre église que l'éditeur Éditions Normandes Le Goubey qualifie de moderne et il n'oublie pas non plus de nous informer de l'architecte Vimond bien noté au verso de la carte. Figure aussi l'annotation d'un mariage qui y a eu lieu le 30 août 1975 ! Voilà qui est touchant. La carte postale en couleur met bien en avant les qualités plastiques de l'ensemble et le jeu incroyable des triangles et des pointes qui la composent. On note la présence de matériaux traditionnels comme l'ardoise bien entendu mais aussi le bois sur ce beau socle de béton très clair, presque blanc. Voilà donc un bel objet éditorial que nous garderons d'autant plus précieusement qu'il arrive de notre ami Daniel !
En 2019, la piscine Tournesol était toujours en place à Octeville :


































