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samedi 24 décembre 2022

pour que 2023 soit l'année Louis Miquel

Vous le savez sans doute : j'ai déposé un dossier auprès de la DRAC Normandie pour que la Résidence des Tilleuls obtienne le Label Architecture Remarquable.
Il y a des proximités qui produisent des affinités et il est certain que la localisation de cette Résidence dans ma ville n'y est pas pour rien. J'aimerais aussi voir comment une telle demande soutenue par la Mairie est traitée par les institutions locales.
J'espère donc que ce Label sera bien apposé sur cette belle construction car l'œuvre de Louis Miquel mérite un peu de lumière.
Ce sera mon dernier round patrimonial, après j'arrête. Enfin...je m'étais déjà promis ça après Ris-Orangis !
Je vous propose donc de voir ici trois cartes postales de son œuvre, malheureusement je n'en ai pas encore trouvé de sa Résidence à St Pierre-lès-Elbeuf et je crains qu'il n'en existe tout simplement pas. À la place, voici deux cartes postales du chef-d'oeuvre de Louis Miquel : l'Aéro-Habitat d'Alger, véritable icône du transfuge de la pensée corbuséenne en Afrique du Nord. Un monstre, une icône, un monument de la Modernité.
On va commencer de très près :



Cette magnifique carte postale des éditions JOMONE (bien connues ici) nous montre la très belle façade de l'Aéro-Habitat dont la proximité avec celle de la Cité Radieuse est assez claire. Cette machine à habiter ici trop serrée dans son cadre ne nous permet pourtant pas d'en lire toute son ampleur urbaine. Ce zoom sur un détail a sans doute été choisi comme représentatif de l'objet architectural comme si la régularité implacable suffisait à en faire lire la modernité. Il s'agit bien d'une carte en noir et blanc et coloriée ensuite. On notera qu'il n'existe pas tant que cela de cartes postales de ce bâtiment pourtant spectaculaire et historique. On peut légitimement s'en étonner.
En voici une version plus urbaine :



La carte postale de la Société Nationale d'Édition et de Diffusion (sic!) nous montre Alger la Blanche ce qui, depuis ce point de vue, reste à prouver... Vous retrouvez l'Aéro-Habitat ? Oui ! En bas à gauche. On apprécie mieux son implantation sur une pente et il faudra regarder l'article publié dans l'Architecture d'Aujourd'hui pour comprendre comment Louis Miquel et ses compagnons architectes ont travaillé sur les rattrapages de niveau. Incroyable travail. Mais, petite devinette...est-ce que vous voyez sur cette carte postale la magnifique Cathédrale d'Alger dessinée par Herbé et Le Couteur ? Allez ! Je vous laisse chercher. Elle semble bien petite !




Revenons à l'origine de ma découverte de Louis Miquel grâce à Dominique Amouroux qui contredira l'attribution d'une carte postale (et d'une architecture) à Wogenscky :



Donc nous sommes à nouveau à Cholet devant l'Institut Médico-Pédagogique attribué donc à Wogenscky (avec une faute d'orthographe) mais qui serait bien de Louis Miquel. Vous en retrouverez une autre carte postale dans le premier article consacré à l'architecte ici :
On lit mieux sur ce cliché l'objet architectural, la belle simplicité des volumes et des façades et on retrouve bien le vocabulaire corbuséen post-Jaoul. Le parpaing ici devient gracieux dans sa brutalité. La carte est une édition Eurolux et le photographe est Thierry à Cholet.



Je vous propose quelques documents extraits de l'Architecture d'Aujourd'hui. On notera que l'Aéro-Habitat de Louis Miquel en fait la couverture. On note aussi (et on n'oublie pas) que l'Aéro-Habitat est aussi signé par P. Bourlier, J. Ferrier-Laloe, architectes et H. Allinguy et M. Gut architectes-collaborateurs.
Les photographies de la revue ne sont pas attribuées.








mardi 8 décembre 2020

C'est si radieux que le paysage est un rectangle blanc

 On ne pourra pas dire que nous manquons sur ce site de moyens de comprendre comment pouvaient bien être aménagés les appartements de la Cité Radieuse de Marseille ou ceux de ses consœurs. Et je sais aussi, si j'en crois la fréquentation des articles, que vous aimez bien, vous aussi, faire la visite avec moi. Alors pourquoi devrais-je vous priver de ce plaisir ?

Pour être tranquille une bonne fois pour toute, toutes les cartes postales de cet article furent éditées par la Société Éditions de France Ryner. Aucune ne nomme le photographe ni ne précise s'il s'agit d'appartements-témoins ou d'appartements réellement habités. Nous verrons rapidement que cela est varié et qu'il semble bien que le photographe a su passer de l'un à l'autre. Toutes les autres questions posées dans les précédents articles* restent soulevées. On notera par contre que plus on trouve de cartes postales de ces appartements plus on comprend bien qu'il s'agit de faire des séances photographiques. On reste encore étonnés de la profusion de cartes postales différentes pour rendre compte de tout les aspects des intérieurs de cette architecture. Pas de doute, devant une telle profusion, l'objet était déjà bien une icône, demandant des images, images ayant eu un véritable succès éditorial. On s'amuse du choix possible pour les visiteurs d'acheter et d'envoyer au choix la salle à manger, le couloir intérieur ou la chambre des enfants. Ne manque finalement qu'une carte postale de la salle de bain qui reste étrangement manquante à cet inventaire. Ne désespérons ni Billancourt, ni Marseille et accrochons-nous au rêve qu'un jour nous trouverons cette carte postale. Allez. On commence ?



D'abord on notera que le cadrage en verticale est évidemment bien là pour raconter comment la mezzanine travaille l'espace avec la salle de séjour. Il aurait été aisé au photographe de l'ignorer, il fait donc acte de pédagogie et de didactisme pour comprendre cette particularité de la pièce. D'ailleurs le tirage très contrasté offre bien un choc de forme faisant du volume blanc un poids au-dessus de la salle de séjour que seule la petite ouverture permet un peu d'alléger. La hauteur sous plafond est donc ici bien indiquée et cela était sans doute jugé suffisamment spectaculaire pour que le photographe l'enregistre, peut-être aussi dirigé par l'architecte ayant réclamé cette possibilité d'image. Les plus fidèles se rappelleront ce buffet, ce bougeoir car, oui nous avons déjà vu cet appartement. Malgré le noir et blanc on note bien la polychromie sous l'escalier. On note aussi que séjour ici veut aussi dire chambre avec un grand lit... Les fauteuils et le couvre-lit sont fait du même tissu très marqué dans son style. Le petit lampadaire aux trois couleurs primaires ferait bien l'affaire aujourd'hui des antiquaires des années cinquante. Ici bien entendu, le logement est réellement habité car trop de minuscules détails ou de contrariétés à la modernité prouvent un usage privé bien particulier.



Voici donc un autre point de vue sur la salle de séjour. Difficile de croire que le photographe s'est simplement retourné depuis la vue précédente. Je pense bien qu'il s'agit là d'une autre salle de séjour d'un autre appartement. L'encombrement mobilier est à son comble, mobilier qui laisse finalement peu de place à la révolution des espaces intermédiaires et notamment l'entre-deux, celui qui ne sait pas s'il est dedans ou dehors. On note que le lourd mobilier du dedans (fauteuil et banquette) laisse place à deux chaises de camping sur la terrasse. Ce signe est bien amusant, indiquant bien que les habitants utilisent le mobilier comme signe de compréhension de l'idée de plein air de la terrasse, alors même que le lourd fauteuil capitonné n'est qu'à quelques centimètres du dehors. Il faut jouer à être dehors. Sans doute que les Modernes auront préféré le mobilier de camping pour sa légèreté, sa franchise du dessin, sa capacité aussi, après pliage, à disparaître. On aime le goût bourgeois de cet aménagement dont le tapis et le piano sont bien les deux indicateurs d'un style de vie ne voulant renoncer à rien d'une certaine tradition, d'une certaine image de ce que confort veut dire. On pourrait bien voir même dans le choix de cet appartement un désir de montrer que les appartements si modernes de la Cité Radieuse n'obligent à rien dans le choix de leurs aménagements comme si cette Modernité pouvait facilement se plier aux désirs des habitants. Mais dans cette photographie ce qui me touche c'est bien l'immense rectangle blanc fabriqué par la lumière et qui éteint en quelque sorte le paysage. Comme si la vue offerte par la Modernité était un monochrome parfait, comme si, dans ce vaisseau de béton, nous naviguions au milieu d'un vide métaphysique.



Le vide le voici parfaitement orchestré dans cette vue de la cuisine et de la salle de séjour car, oui, il y a bien sur cette image deux fonctions rassemblées, la cuisine étant poussée au fond et réduite pour sa description à l'ensemble mobilier dessiné par Charlotte Perriand. Vous avouerez qu'une telle carte postale est tout de même étonnante dans la projection qui pouvait y être effectuée par les correspondants. Le vide invite à désirer le remplir, chacun comme il veut, chacun, dans son imagination, y posant ses meubles et sa vie. Mais que faire du triangle caché derrière l'escalier de Jean Prouvé ? Vous aussi, avez-vous ce sentiment étrange que, depuis ce point de vue, le plafond est bien bas ? Et n'êtes-vous pas comme moi peu rassurés par le trou noir en haut de l'escalier qui ressemble ici à une échelle de meunier menant vers un grenier mystérieux... Bien entendu, il ne s'agit pas là non plus du même appartement que les précédents ou, alors, avant son aménagement. Une ampoule pendouille mollement dans la cuisine attendant les futurs locataires. Entendez-vous les pas du photographe qui résonnent dans l'espace ? Ce genre d'image devait entraîner aussi des discussions, des débats sur la manière d'y vivre. Malheureusement c'est bien ce qui nous manque aujourd'hui, cette parole. Il aurait fallu que la photographie, dans le génie de son invention, trouve aussi le moyen d'enregistrer les commentaires qu'elle produisait. Une image qui parle, qui témoigne, une image bavarde.



Et revoici l'espace du sol pris sous le spectacle des piliers donnant à l'ensemble les sentiments d'un Karnac ou d'un temple aztèque. Faut-il donc beaucoup de goût des ruines antiques pour être certain que l'émotion spatiale naîtra de cette franchise. L'éditeur de la carte postale se croit obligé de nous donner quelques chiffres sans doute pour que ceux-ci ajoutent à l'interrogation de l'image la puissance de la technique. On sait donc que les piliers sont 34, qu'ils sont creux mais qu'ils reposent sur 15 mètres de béton pour soutenir l'édifice. Ah cette joie d'affirmer en même temps le creux, le vide des piliers et la masse du béton souterrain, joie d'un contraste devant révéler le génie constructif. Car bien construire d'un point de vue technique est toujours un atout pour défendre un bâtiment auprès des dubitatifs. Et c'est beau, diront-ils. Et ils auront raison, beau comme un barrage, beau comme un pont autoroutier, beau comme le dessous d'un buffet de bois massif.



Fallait bien revoir la Cité Radieuse. Que pourrais-je bien dire qui n'ait pas déjà été dit ? Ah si... La seule perturbation de la grille est celle effectuée par du linge qui sèche sur les terrasses. Il y a des moments où, devant l'Histoire, devant le génie, devant l'évidence de la Beauté, on ne sait plus quoi dire.

Je me demande combien encore de cartes postales furent éditées, combien de surprise à laquelle je dois m'attendre pour un jour être certain d'avoir dans mes classeurs l'ensemble des cartes postales éditées sur les aménagements des Cités Radieuses.

En attendant, pour ceux qui voudraient voir, revoir, lire, relire les autres articles consacrés aux appartements des Cité Radieuses :

http://archipostalecarte.blogspot.fr/2014/04/le-carnet-et-le-corbusier.html http://archipostalecarte.blogspot.fr/2013/08/le-corbusier-en-miniature.html http://archipostalecarte.blogspot.fr/2014/10/meubles-immeuble-le-corbusier.html http://archipostcard.blogspot.fr/2010/02/le-corbusier-habitable.html http://archipostalecarte.blogspot.fr/2014/04/le-carnet-et-le-corbusier.html http://archipostcard.blogspot.fr/2010/04/une-folie-marseillaise.html http://archipostcard.blogspot.fr/2012/01/la-photographie-accuse-tort.html http://archipostcard.blogspot.fr/2012/02/corbusier-mets-la-table.html http://archipostcard.blogspot.fr/2011/03/pieces-deau.html http://archipostcard.blogspot.fr/2010/09/le-corbusier-dans-ses-meubles.html http://archipostcard.blogspot.fr/2011/09/le-corbusier-2-dedans-2-dehors.html http://archipostcard.blogspot.fr/2011/08/un-reflet-tres-moderne.htmlhttp://archipostcard.blogspot.fr/2010/04/une-folie-marseillaise.html http://archipostcard.blogspot.fr/2012/01/la-photographie-accuse-tort.html http://archipostcard.blogspot.fr/2012/02/corbusier-mets-la-table.html http://archipostcard.blogspot.fr/2011/03/pieces-deau.html http://archipostcard.blogspot.fr/2010/09/le-corbusier-dans-ses-meubles.html http://archipostcard.blogspot.fr/2011/09/le-corbusier-2-dedans-2-dehors.html http://archipostcard.blogspot.fr/2011/08/un-reflet-tres-moderne.html




samedi 28 novembre 2020

un choc entre le pouce et l'index

 Chandigarh résonne pour moi comme Brasilia. Inaccessibles toutes deux car ma capacité d'aventure s'arrête bien à la mollesse de mon fauteuil et au carré de ciel par dessus les pavillons de mon lotissement. Aucun regret car aucun courage. Aucune tristesse non plus. Enfin.

Alors quand le bonheur me fait croiser un morceau de carton qui lui a fait le voyage vers moi, m'apportant en même temps l'image et la certitude de l'existence des icônes, je me réjouis simplement. Après tout, que ferais-je des souvenirs d'y être allé ? Accrochés sur le mur comme des trophées de chasse ? 

Mais comment être certain de l'importance d'une architecture en ne l'ayant jamais vue ni parcourue ? Je crois les autres. Je crois les voyageurs, je crois les témoins, j'agrée à la réputation de mes idoles. Est-ce la peine d'aller à Jérusalem pour faire une place à Dieu ?

Dans ma collection, les cartes postales sur l'œuvre de Le Corbusier commencent à avoir bien cerné son architecture ce qui prouve la place qu'il occupe. Le désir d'image d'une chose dit toujours l'importance de cette chose. Ronchamp, Eveux, les Cités Radieuses sont photographiées sous tous les angles et quelques raretés trouvent même le chemin de mes classeurs récemment mieux ordonnés. Et voilà que je me disais que Chandigarh manquait bien à cet inventaire. J'en avais fait mon deuil ne connaissant pas le marché de la carte postale en Inde ni son usage, il était facile d'en conclure que peu de cartes avaient été éditées et que, surtout, le voyage vers ces contrées n'étant pas si fréquent, la chance de trouver des cartes postales de Chandigarh dans un carton à chaussures au petit matin en Normandie restait peu probable. Mais voilà la pépite :




Bien entendu la joie est parfaite. D'abord parce que c'est Chandigarh, que c'est Le Corbusier et Pierre Jeanneret, parce que la correspondante (je le sais car il y a des ronds pour faire les points sur les i) écrit bien une petite critique sur ce qu'elle voit et semble même avoir fait le voyage en connaisseuse de cet espace. C'est tout de même rare la critique d'une architecture sur une carte postale. D'ailleurs, sans l'intervention de notre expéditrice le nom même de Le Corbusier n'apparaîtrait pas sur la carte postale qui ne donne aucune information sur ce lieu ! Ni éditeur, ni photographe, ni architecte ni même de localisation... Seule la marque du papier photographique Agfa est visible ce qui pourrait nous faire croire à une carte-photo et non à une carte éditée. N'ayant, je le répète, aucune expérience du marché de la carte postale en Inde, il est possible que ce fut le cas pour cette carte, directement réalisée par l'expéditrice comme on peut tout aussi bien imaginer un mode pauvre d'édition sur place, proposant pour quelques roupies des tirages artisanaux aux visiteurs... Je ne sais pas... Ce qui est certain c'est que la carte a bien fait le voyage depuis Chandigarh et que son Palais de Justice, absolu chef-d'œuvre (c'est à pleurer de beauté) est bien là entre mes mains. Dois-je ici raconter l'histoire de Chandigarh ? Vous plaisantez ? Il doit y avoir des milliers d'articles sur cette construction, sur ce projet. Vous trouverez facilement. Pour ma part, entre le pouce et l'index, je tiens le palpitant chef-d'œuvre, comme un papillon venant d'éclore, comme un billet d'amour laissé sur la table de la cuisine, comme la lettre d'un être cher disparu. La preuve-même que Le Corbusier est avec moi, avec nous, réel, sérieux, roublard et génial. Génial le Corbusier. Point barre. Remarquez-vous que je fais l'effort d'envoyer sur mon blog cette carte postale le jour anniversaire de sa propre expédition ? 51 ans d'attente pour me, vous trouver. 


lundi 3 février 2020

Les chroniques corbuséennes disponibles à l'écoute !

Les Chroniques Corbuséennes (parfois un peu Martiennes) furent nommées ainsi par les étudiants eux-mêmes.
Il s'agit pour moi, à chaque émission de Radio On, radio des étudiants de l'école des Beaux-Arts du Mans, de prendre la parole sur l'architecture en s'appuyant fortement ou très légèrement sur la thématique proposée par les équipes de réalisation de chacune des émissions.
Parfois très militante, parfois très Corbuséenne, parfois très fictive, la Chronique Corbuséenne est avant tout l'exercice de la prise de parole et de la joie de la diffusion d'un certain regard sur l'architecture que je défends sur ce blog également.
Les Chroniques Corbuséennes sont filles de ce blog.
Vous pouvez donc soit les écouter en direct lors de la réalisation des émissions (environ une par mois) soit vous pourrez maintenant les réécouter en podcast. Pour mieux saisir leur sens, il est parfois nécessaire d'écouter l'émission entière mais le plus souvent, elles sont autonomes et peuvent s'écouter seules.
Je veux ici vivement remercier Philippe Langlois mon collègue qui s'occupait de cette émission et qui l'avait mise en place au sein de notre établissement et qui nous a offert à tous, étudiants, enseignants, invités, l'occasion de faire porter notre voix. Je veux également remercier Rodolphe Alexis qui a repris la barre et les étudiantes et les étudiants, toujours attentifs à mon insertion dans leurs créations radiophoniques, à l'écoute, généreux en temps et prompts à rire et écouter mes préoccupations et mes colères. Merci à vous tous.
Cette Chronique Corbuséenne m'est devenue indispensable comme une évidence pour la défense de nos belles architectures.
Je n'oublie pas non plus ce que cette Chronique doit à mes heures d'écoute de l'émission Métropolitains de François Chaslin. Modestement, comme un élève sérieux un rien parfois intimidé, je garde à chaque écriture de cette chronique, le désir de tenter de faire aussi bien.
Au fur et à mesure des podcasts, je compléterai cet article. Si il manque des émissions c'est que j'y fais une Chronique Automobile.
Bonne écoute !
À vos cassettes !


Chronique Corbuséenne 90 sur le désir contemporain de la "friche" et du désir d'un espace libre. La Chronique commence à 37min46. On y chante Bizarre de Thx4crying.



Chronique Corbuséenne 84 consacrée au Foyer Moïse de Rouen et à la politique de Échelle Inconnue voulant le sauver. La chronique qui se veut très polémique commence à 1H28min45sec.




Chronique Corbuséenne 83 consacrée aux Journées du Patrimoine et à notre Ministre Madame Dati mais surtout à la visite de la Synagogue d'Elbeuf. La Chronique commence à 1H15min55sec. Une chronique émouvante car très personnelle.



Chroniques 74 qui annonçait la fin de la Chronique Corbuséenne, on verra que finalement...non...
Une Chronique Corbuséenne sur les lieux du sexe, sur Guillaume Dustan, sur les boites de nuit, les clubs gay, sur ma jeunesse très calme. La chronique commence à 2H39mn44s :

L'émission est consacrée entièrement à la Sarthe et ses richesses. La Chronique Corbuséenne évoque ce Patrimoine sarthois au travers des courriers et archives de Jean-Michel Lestade, ingénieur du béton. On y parle de Louis Miquel, Jean Le Couteur, Hennebique, Andrault et Parat etc...
La Chronique commence à 1H1m10s :



l'émission spéciale Bilbao, retour des étudiants est consacrée à l'effet Bilbao et au sens de la Chronique.
On y parle essentiellement donc de Gehry.
La Chronique commence à 1h0034secondes.



l'émission 71 vous propose de la Tendresse ! Nous y parlerons de l'espace de la guerre et de l'espace syndical avec comme toile de fond l'immeuble de Zehrfuss et Prouvé à Tours. La Chronique commence à 43min24 secondes.



l'émission 70 est exceptionnelle puisque nous avons un invité de marque : Dominique Amouroux lui-même ! Il vient nous raconter la genèse de son si célèbre Guide d'Architecture Contemporaine !
La Chronique est donc un peu plus longue que d'habitude et c'est tant mieux, elle commence à 1h29mins.




l'émission 69, Radio on Fire ! (comme son chiffre l'indique) est une émission très spéciale et un peu chaude ! On y évoquera un projet très particulier de film sur les rampes de Claude Parent, on y évoque le mobilier des architectes et leur fonction parfois dévoyée. Une émission réservée aux adultes ! 
La Chronique Corbuséenne commence à la 20min50




l'émission 68, 2 est consacré en grande partie à Jean Prouvé et aux habitats d'urgence. On y parle aussi de Shigeru Ban. c'est volontairement un peu polémique. La Chronique commence à la 48min43 :



L'émission de rentrée s'appelle Open Bar !
On y parle du Café Costes, de l'Aubette à Strasbourg, du Café le Fontenoy à Piacé. On y chante avec Sophie et Charli XCX.
La Chronique commence à 1h28 minutes :



L'émission 67 s'appelle à l'unisson.
On y parle de Alvar Aalto, de Alvar Lestrade, de Jean Dubuisson et de la transmission familiale. On y lit le Roi des Aulnes de Michel Tournier.
La Chronique commence à la 22ème minute :



L'émission 65 s'appelle Invisible(s)
On y parle des friches, de la Nature avec ou contre l'Architecture et de l'idéologie écologiste.
La Chronique Corbuséenne commence à 1H02min10s :



L'émission 64 s'appelle Certitude(s).
On y évoque les plans, les maquettes, les projections imaginaires sur l'architecture avant sa réalisation.
La Chronique Corbuséenne commence à 2H32 :


L'émission 63 s'appelle Diktaphone.
Peut-on aimer l'architecture nazie ? Stalinienne ? Peut-on être de droite dans une école d'art ? Peut-on chanter un chant de la Légion Étrangère dans une école d'Art ? La Chronique commence à 1H48min10s.



L'émission 62 s'appelle à domicile(s).
Elle pourrait s'appeler on est chez nous et interroge la notion de domicile, des lieux vrais où on habite. Avec un hommage au Mans et à Jean-Luc Le Ténia. La Chronique Corbuséenne commence à 2H33min.



L'émission 61 s'appelle l'appel du 18.
On y parle de Jean Noël René Clair et de son cinéma gay porno, des pompiers et de l'architecture des casernes de pompiers. Le duo avec Thomas Rayon est Blawa de L'Algerino.
La Chronique Corbuséenne commence à 1h58min10
https://radio-on.org/podcast/radio-on-61-hyper-lieux5/


L'émission 60 s'appelle un nouvel espoir.
On y parle de l'héritage des architectes, de Loris Gréaud, de Claude Parent, du génial Youssef Tohmé et de l'étonnant Titouan Buys. Le duo avec Thomas Rayon est Petit Cœur de 13 block.
La Chronique Corbuséenne commence à 1h37min 40s
https://radio-on.org/podcast/radio-on-60-hyper-lieux4/


L'émission 59 s'appelle le début de la fin.
On y parle de Jul, de Sarcelles, de Pruitt-Igoe et des grands ensembles :
La Chronique Corbuséenne commence à 2h08min40s :
https://radio-on.org/podcast/radio-on-59-hyper-lieux3/ 


L'émission 58 s'appelle Et demain ?
On y parle de Guy Rottier, de la livraison de l'architecture, des camping-cars, de l'installation dans les murs.
La Chronique Corbuséenne commence à 01h23min.
https://radio-on.org/podcast/radio-on-58-hyper-lieux2/


L'émission 57 s'appelle Hyper-Lieux :
On y tord le cou à l'hétérotopie obligatoire, aux non-lieux, aux typologies, à Gilles Clément et on y chante le magnifique ouvrage Cabane des Champs de Annie et Michel Politzer.
C'est sauvage !
La Chronique Corbuséenne commence à  00:43min 45s
https://radio-on.org/podcast/radio-on-57-hyper-lieux1/ 





L'émission 56 s'appelle Radiotopie.
On y évoque Albert Caquot, la Patrimonialisation des Centrales Nucléaires et de leur incroyable beauté, du rêve fou d'y voir des chefs-d'œuvres du paysage. On y évoque, bien entendu Claude Parent et avec Thomas Rayon nous faisons une reprise de Depeche Mode !
La Chronique Corbuséenne commence à 2h03min.
https://radio-on.org/podcast/radio-on-56-radiotopie/ 




L'émission 55 s'appelle Bi-e
On y parle du genre, du sexe, de l'amour le jour de la St Valentin. Il y a des recoins du Monde qui se souviennent des premières fois. Attention cette chronique est réservée aux adultes.
La Chronique Corbuséenne commence à  1h40 min :
https://radio-on.org/podcast/radio-on-55-bi-e/

L'émission 54 s'appelle la bêtise.
On y parle du projet de Rudy Ricciotti sur la Maison du peuple de Clichy et de Stéphane Bern. On retrouve aussi un duo avec Thomas Rayon !
La Chronique Corbuséenne commence en partie 2 à 00:31:00 !
https://radio-on.org/podcast/radio-on-54-la-betise/



L'émission 53 s'appelle Partir un jour.
Si vous ne deviez écouter qu'une seule de ces chroniques, écoutez celle-ci. On y parle de Le Corbusier et de Louis Lepère, on y chante avec Thomas Rayon, on est ému.
La Chronique Corbuséenne commence en partie 1 à 00:48:20 !
https://radio-on.org/podcast/radio-on-53-partir-un-jour/


L'émission 52 s'appelle les Vieux.
La Chronique Corbuséenne évoque les maisons de retraite, la vie dans les espaces avec des vieux, avec ma mère. Avec Thomas Rayon et votre serviteur chantant Je reste à la maison de Jul ! Extra, c'est extra !
La Chronique commence en partie 2 à 18min40 !




L'émission 51 s'appelle ASKIP, elle évoque les complots, les complotistes... Chuuuuttt on nous écoute...
La Chronique Corbuséenne commence à 27min30.
Avec SoolKing et Paroles en dédicace.


L'émission 50 s'appelle les Multivers.
La Chronique Corbuséenne évoque les tueurs en série, des maisons qui font peur....
Vous y entendrez Loud magnifiquement interprété par votre serviteur, ça fait peur aussi...
https://radio-on.org/podcast/radio-on-50/




L'émission 49 s'appelle sur place ou à emporter.
La Chronique Corbuséenne évoque le voyage avec Lady Gaga et Rick Gonzalez ! Elle évoque aussi les aires d'autoroutes et les Auto-grill.
C'est chaud...Très chaud...
L'une de mes préférées !
La Chronique commence à 40min02


L'émission 48 s'appelle Allers Retours.
La Chronique Corbuséenne évoque l'architecture brutaliste en Ukraine ! Du béton, du beau !
La Chronique Corbuséenne commence à 29min35 !
Dédicace à Didier Mouchel. On y parle de Frédéric Chaubin aussi.
https://radio-on.org/podcast/radio-on-48-allers-retours/





L'émission 47 est une lecture d'un texte fait sur mon autre blog. Vous pouvez donc voir la vidéo et le texte directement ici.
https://liaudetlithographies.blogspot.com/2017/11/trois-minutes-quarante-quatre-secondes.html
Sinon, vous pouvez aussi m'écouter :
https://radio-on.org/podcast/emission-47-packshot/

L'émission 44 est consacrée à la venue des instruments des Frères Baschet dans l'école. Il est surtout question pour cette Chronique Corbuséenne du Pavillon Philips à Bruxelles de Corbusier, Xénakis et Varèse, de Royan, des doubles courbures, de Gillet et de la famille Lestrade.
La Chronique Corbuséenne commence à  1H 04m 34s...
https://radio-on.org/podcast/emission-44-baschet-moi/



















L'émission 43 est une spéciale dédicace à celui qui m'a invité à la radio, m'a donné envie de faire la Chronique Corbuséenne : Philippe Langlois qui a rejoint maintenant la prestigieuse IRCAM. Merci Philippe. Merci pour tout. Il est y question de l'Ircam, de l'école du Mans et de la Maison de la Radio. Avec même votre serviteur reprenant 56K de Loud ! Mais si, mais si... Et Balavoine...
https://radio-on.org/podcast/emission-43-dedicasse/
La chronique commence à 1H 21m 23s.
 




















L'émission 42 est une spéciale Gypsy. La Chronique commence... dès le début de l'émission ! On y entend du rap de caravane, on y parle de mobilité, mais on cause surtout de Tintin, de Moulinsart et d'altérité même si cela me fut très difficile de porter ma voix par dessus la fête et le bouhaha des étudiants... On y entend aussi Cazwell, c'est chaud !
https://radio-on.org/podcast/radio-on-42-radio-gypsy/


















Une émission 40 donc tout sur la quarantaine... La Chronique commence à 1H 24 m avec Jamie XX et finit avec Territory de The Blaze...Trop heureux ! Il y est question des lieux des clips vidéo et de comment on les regarde. De Paris copié en Chine à l'Algérie de le Corbusier... On voyage ! Sans doute l'une de mes chroniques favorites.
https://radio-on.org/podcast/radio-on-40-sous-40-degres/





















Une émission N° 39 très râpeuse, très rappeuse. Avec du gros son et des paroles dessus. La Chronique Corbuséenne parle de la prison, de son architecture et d'un atelier d'écriture étrange produit aux Baumettes. Il s'agit aussi de je me souviens de Georges Perec. La Chronique commence à 01H05min 50s après l'excellent LL Cool J ! Bruit de bouteilles de bière en prime !
https://radio-on.org/podcast/radio-on-39-ghetto-blaterz/





















Cette Chronique Corbuséenne est très spéciale puisque dédicacée entièrement à Denis Herzog, compagnon de Jean-Jean Lestrade.
La Chronique Corbuséenne commence à la minute 45mins 15
https://radio-on.org/podcast/radio-on-38-la-grenadine-est-salee/



Cette émission N°37 spéciale est articulée autour de la venue de l'artiste Nicolas Moulin dans le cadre d'un atelier d'éditions d'artiste. Vue la personnalité et le travail de Nicolas Moulin, elle est fortement architecturale tout du long ! On y entend aussi Monsieur Claude Parent ! Cette fois, il est question de la barre Le Couteur au Mans.
La Chronique Corbuséenne commence dans la première partie à la minute 1h 51mins 50
https://radio-on.org/podcast/radio-on-37-grautag-avec-nicolas-moulin-partie1/



La Chronique Corbuséenne la plus émouvante sans doute pour moi, celle de l'amitié avec Thibault Aspe et Catherine Schwartz, celle de la jeunesse, de l'art et d'une certaine idée de ce que éditer veut dire. Une Chronique Corbuséenne sur certains amours partagés. Cette émission est donc une pièce à part entière éditée et revendiquée par Catherine Schwartz dans le cadre du workshop résidence d'artiste auquel Catherine Schwartz fut invitée. Merci Catherine pour ta venue.
FERVEUR ! FERVEUR !
La Chronique Corbuséenne commence à 1h39mins 34s !
N'oubliez pas d'écouter à la fin le concert du groupe Catherine Schwartz !
https://radio-on.org/podcast/radio-on-36-ferveur/




















La Chronique 33 évoque André Bruyère, les architectures Bulles au travers des livres de François Chaslin, Ève Roy et Raphaëlle Saint-Pierre. On évoque aussi Royan et le voile mince de béton et bien entendu, l'Oeuf, centre d'études !
La Chronique Corbuséenne commence à la minute 41mins 52
https://radio-on.org/podcast/radio-on33-loeuf/



















Une Chronique N°32 américaine dédicacée à Monsieur Parent. L'amour, l'architecture, les nuages, le SIDA...
La Chronique Corbuséenne commence dans la seconde partie à la minute 25mins 20
https://radio-on.org/podcast/radio-on-32-brouillard-nuage-brouillard/




Comment dessiner le seuil des autres monde ? Une Chronique  N°31 grotesque au sens propre du terme. Une Chronique Corbuséenne dans laquelle Claude Parent nous accueille sur le seuil !
La Chronique Corbuséenne commence à 2h01mins
https://radio-on.org/podcast/radio-on-31-les-autres-mondes/







Une vraie carte postale que cette Chronique N°30 ! Rotterdam et la visite de l'agence OMA-AMO de Rem Koolhaas !
La Chronique Corbuséenne commence à la minute 24mins 30
https://radio-on.org/podcast/radio-on-30-micro-radio/




Une Chronique Corbuséenne N°29 sur Royan, sur la villa de Jean Prouvé et l'avenir patrimonial. Qui soutenir ? Les institutions ou les marchands ?
La Chronique Corbuséenne commence à la minute 49 mins 00
https://radio-on.org/podcast/radio-on-29-odoradio/



Une émission magnifique car faite d'une belle amitié avec Catherine Schwartz qui était venue à l'école nous parler de son travail d'artiste, de ses connaissances en fanzines. Catherine Schwartz était venue en résidence dans notre école. On retrouve Catherine Schwartz dans l'autre émission de Radio On qui est la restitution de cette résidence.
La Chronique Corbuséenne évoque le Label Patrimoine du XXème siècle et les errements de ce Label devenu inutile. Ça commence à 45 mins 35
https://radio-on.org/podcast/radio-on-28-jungle-jingle/