jeudi 30 juillet 2026

Zaha chinoise et ses ouvriers

 Voilà bien (sans doute) les deux cartes postales les plus contemporaines de ma collection et elles viennent de loin puisqu'elles viennent de Chine, de Guangzhou exactement. Ça fait de la route et du bilan carbone un peu lourd mais j'en ai cure car c'est Claude qui me les a apportées dans sa valise.



On y voit donc l'opéra de Guangzhou dessiné par Zaha Hadid, magnifique construction désorientante, en tout cas par ce que les images nous en donnent à voir, véritables noeuds de lignes où on est vite déstabilisés pour trouver le haut et le bas. Comme je n'ai pas (encore) fait l'expérience réelle de cette architecture, je ne peux que croire Claude qui m'indique que c'est bien ce choc esthétique que l'on éprouve en visitant cet opéra. On sait le goût des courbes chez Madame Hadid, parfois même à la limite d'un baroquisme sans doute surjoué mais on peut aussi y voir l'envie d'une expérience permanente de l'oeil et du corps au bord du naufrage de l'équilibre mettant en scène plus le design, c'est à dire parlant plus des obsessions de Madame Hadid que de ce que faire un opéra veut dire vraiment.

Après tout, qu'un opéra propose dès sa vision du spectacle (on aurait vite fait de dire du spectaculaire bavard) c'est assez normal depuis celui de Charles Garnier. On sait alors que l'on va à la rencontre de quelque chose sans la vanité de croire que l'économie des lignes servirait une attitude zen voire calviniste comme celle du Louvre-Lens où, à force de vouloir calmer le lieu culturel pour ne pas effrayer le petit peuple, on en fait un open-space, un garage Audi de Province, une aire d'autoroute un peu moderne et oublieuse du sacré que réclame un musée ou, oui ,la jouissance de la Culture...Excusez-moi...

Voyez ici : https://archipostalecarte.blogspot.com/2014/08/lens-un-autoportrait-au-jeune-homme-de.html

Donc ici la générosité formelle et sa presque indécence amusent l'oeil, font des images, fabriquent l'événement avant même le spectacle. Et c'est tant mieux. Et donc cela fait des photographies pour cartes postales car, oui, en Chine, on fabrique encore des cartes postales. Désolé mais je ne pourrais pas vous donner ni le nom de l'éditeur ni celui du ou de la photographe...On remarquera juste que le nom de Zaha Hadid est bien indiqué sur le verso. Le choix d'un noir et blanc un peu bleuté accentue la force graphique de l'ensemble, permet aux lignes de s'exprimer entre un MerzBau de Schwitters ou un certain cinéma de CoopHimmelblau.

Ah ! que Monsieur Parent aurait aimé cette Chine là ! L'oeil perdu, le pas hésitant, la courbe facile et l'oblique permanente... Sauf pour les murs et les planchers...pour une architecture d'un bloc fracturé. Il parait qu'on distribue des niveaux à bulle à l'entrée de l'Opéra de Guangzhou aux visiteurs pour qu'ils puissent, avec leurs deux yeux, retrouver l'horizontale. Il parait...

J'irai voir un jour avec mon Verascope cette merveille et je remercie Claude pour ces deux cartes postales d'un format peu usité chez nous.

Mais Claude me prête aussi un livre sur la construction de cet Opéra, livre luxueux, parfaitement édité, avec de très belles photographies dont je ne connais pas l'auteur. Je ne pourrais pas vous en dire plus car le livre est entièrement en chinois mais on comprend vite qu'il est à la gloire des équipes techniques de la construction et c'est là que mon oeil glisse vers un sentiment peu usuel dans le livre d'architecture.

Ce qui me touche immédiatement c'est que l'ouvrage nous montre des photos des groupes d'ingénieurs, d'ouvriers, de tous ceux qui ont construit le délire de Madame Hadid et immédiatement, je me dis que c'est très rarement que l'on voit ça dans l'édition de livres sur l'architecture. Je crois même que c'est la première fois que pour un ouvrage d'une telle importance on fait un livre-hommage à ceux qui ont bâti. Et cela me touche à un point que je n'aurais pas soupçonné. Je regarde ces hommes, ces femmes, je regarde leur joie, leur sourire et je les remercie de loin, comme ça, par mon émotion de les savoir, eux aussi, présents. Je vous salue tous et toutes !

Et, au lieu de vous montrer des images de cet opéra de Zaha Hadid, images qui existent en nombre partout, je vous propose de faire comme moi la rencontre de ces hommes et de ces femmes. Et je les remercie. Je remercie aussi Claude pour cette occasion de comprendre que nos icônes n'existent aussi que par ceux et celles qui les fabriquent, les pensent, permettent leur éclosion, trouvent des systèmes, adhèrent simplement à la pensée d'une architecte, comme on dit, adhèrent à sa projection...

Merci.

Pour comprendre ce que Claude Lothier fait en Chine : https://leblogdeclaudelothier.blogspot.com/ ou son Instagram : claudelothier


































mardi 7 juillet 2026

Faire et refaire les Emmaüs

 Aux Emmaüs de Saint-Pierre, c'est devenu la dèche ou pire, une boutique Vintage pour bobos. Plus rien à voir avec l'esprit lancé il y a bien longtemps maintenant. On regrettera aussi la politesse disparue en même temps que les bonnes affaires. Plus important de regarder son téléphone que de dire bonjour aux clients qui arrivent. Où est passée la convivialité ?

Je continue de les fréquenter ces Emmaüs par habitude, pour maintenir avec mon frère quelque chose d'une tradition familiale et parfois...très rarement maintenant...Il faut attendre les "grandes ventes" pour trouver quelque chose. En temps ordinaire, des caisses de livres pourrissent dans la cour alors que rien n'est renouvelé dans les rayons de la librairie et soudainement, pour ces "grandes ventes",  on voit surgir quelques nouveautés tarifées certainement à coup d'identification rapide sur Google...Un "expert" fait les prix m'avait ainsi répondu la vendeuse un jour...Un expert ! On rigole. Puis on est triste devant une telle stupidité d'argumentation.

Il faut donc se réjouir du peu que l'on trouve. Cette fois ce sera un livre de Paul Andreu, faire et refaire, et quelques cartes postales dont je vous montre un exemplaire.


La carte postale Magne était en état très moyen et j'ai dû en partie la nettoyer en arrivant. Mais elle valait le coup tant le bâtiment  est spectaculaire et correspond parfaitement à tout ce qu'on aime sur ce blog : l'église Sainte-Thérèse de la Z.U.P d'Amiens. La vache ! Quelle bâtisse ! 

La massivité est vraiment très marquée et toute la poésie tient dans quelques décrochements, quelques meurtrières, quelques ombres portées. Le message de la sévérité est bien envoyé en quelque sorte. Mais que c'est beau cette église qui fait bien penser à des églises fortifiées du roman. Remarquez les deux petits contre-forts sur la façade dont, j'avoue, je doute de leur utilité technique de raidisseur pour ce mur de pignon. Ils sont sans doute là surtout pour briser la monotonie de ce grand pan de briques. Mais il est à peu près certain que cette brique n'est qu'un décor posé sur un mur de béton armé qui, lui, effleure dans l'écriture de la bâtisse par quelques signes : rectangle au dessus de la porte, campanile et, bien entendu, (mais moins visible ici) sur la structure sur les bas-côtés de l'église apportant donc le contraste nécessaire.

Mais quel beau dessin ! On pourrait tout de même aussi se dire que ce point de vue est un peu aussi une trahison du bâtiment. Il ne permet pas de voir comment le campanile est plein de vide, le mur de façade venant se coller à la brique de ce dernier et on ne perçoit pas non plus la double pente du toit. Cette massivité est donc accentuée par la photographie. Si on ne peut pas parler de trahison, on peut tout de même dire qu'il faut toujours relativiser une impression depuis une image. Mais je crois aussi en cette image comme une image désirée sans doute aussi par les architectes Devillers et Langlois. Se pose donc encore une fois la question de comment l'architecture et son projet porte en soi son image idéale, sa photogénie, l'axe-même de sa communication. Une sorte de message avant même l'exploration de sa spatialité. Imaginons un Monde où les architectes n'auraient pas le droit aux images pour évoquer leur projet mais seulement la parole. Il ne fait aucun doute que la projection spatiale en serait bien différente !

En attendant, nous allons ranger cette carte postale dans le classeur adéquat. Elle fait maintenant (l'image et l'architecture) partie des icônes. Un pan de mur comme un écran de projection, un lieu d'accueil, une sérénité puissante.

Et malgré tout, j'irai aux Emmaüs ce samedi.









mercredi 1 juillet 2026

Serqueux et la ruine de la pensée patrimoniale en Normandie

 On a donc, sous nos yeux et dans le temps présent, l'opportunité de voir la ruine de la pensée patrimoniale en Normandie, en Seine Maritime, à Serqueux. Si je fais ce tour des géographies c'est pour montrer que ce drame patrimonial a eu lieu sous les hospices de toutes ces territoires sans qu'à aucun moment l'un ou l'autre (avec leurs institutions respectives) ne permette de sauver l'église de Serqueux pourtant inscrite au Label Architecture Contemporaine Remarquable dont il est (encore, encore, encore) fait la preuve de sa totale inefficacité à protéger et que sa fonction de signalisation, de communication au grand public de l'Architecture Contemporaine et Moderne est finalement peu efficace à retourner les opinions négatives sur cette architecture.

Échec à tous les niveaux donc, le pire étant celui de la démagogie locale, ayant par référendum municipal décidé de l'avenir d'un bâtiment qui n'appartient pas seulement comme héritage à cette commune. Ah la démocratie participative qui passe par dessus l'expertise de la Patrimonialisation...! Magnifique petit tour de passe-passe démagogique d'un maire sans souffle patrimonial, sans idée, encombré par un bâtiment dont il ne sait quoi faire et qui, par la peur de sa responsabilité qu'il a pourtant réclamé en se faisant élire, se trouve fort dépourvu devant une architecture dont il n'a rien compris de son rôle comme jalon de l'histoire.

Faut dire qu'il s'excusera à bon compte sans doute en rappelant qu'il ne fut que le dernier jalon municipal, tous les prédécesseurs n'ayant pas désiré entretenir le bâtiment depuis sa construction. Ce n'est pas moi, c'est l'autre.

Qui aurait laissé l'avenir de Notre-Dame de Paris dans les seules mains des parisiens ? Qui pensent que l'avenir de Versailles n'appartient qu'aux versaillais ? Personne non ? C'est bien pour cela qu'il y a des institutions dont le rôle est justement de passer par dessus les enjeux locaux pour maintenir aux yeux de tous et toutes la présence de ce qui fait histoire. Pas à Serqueux.

Mais les institutions, là, on en parle ? Dans mon département la Seine Maritime et sur mon territoire, la région rouennaise, on peut tirer un bilan assez catastrophique cette année concernant l'Architecture Moderne et Contemporaine puisque la mairie socialo-écologique de Rouen (Mayer-Rossignol) a fait déclasser de son classement au titre des Monuments Historiques (rien que ça...) un ensemble d'immeubles Verre et Acier dessiné par Marcel Lods pour le détruire. On se rappelle que la responsable écologiste El Khili (qui pense donc que détruire est le geste le meilleur pour la Nature qu'elle défend) avait même nommé cet ensemble de  "verrues"...L'expertise de la dame est puissante....On pourrait rigoler devant autant de hauteur de jugement. Là aussi la politique de la ruine à venir, sans ambition, sans idée. Et le terrain livré aux promoteurs et, pire, aux communicants. Les arbres sont sauvegardés...Ouf...je m'occupe bien de la Terre.

Alors à quoi sert de financer des commissions, des réunions, des Labelisations, de mobiliser des fonctionnaires du Patrimoine ? Â quoi sert de tenter de vulgariser cette architecture si c'est pour que les politiques mus par leur petites trajectoires personnelles puissent d'un coup décider de la destruction de ce qui est repéré comme historique ? À quoi servez-vous ? Et pourquoi on ne vous entend pas défendre plus fortement le travail d'analyse et d'expertise que vous avez, pour nous public et citoyens, réalisé ? Oû sont vos colères face à ce remugle politique qui écrase vos avis d'experts ? On vous piétine pourtant. Silence gêné...

Alors l'église de Serqueux, dernier grand exemple de voute en fusées céramiques de Normandie a disparu maintenant du paysage de sa ville, du territoire seino-marin, de la Région Normandie, de l'espace national. On connaît maintenant les noms des responsables locaux, régionaux, nationaux. Être le maire qui a détruit un Patrimoine de sa ville ça doit pas être facile à vivre tous les jours... Si ? Ah ? Aucun remord pour les démagogues, jamais ne se dédire ou s'excuser. Et pour quoi faire puisque les institutions sont d'une telle faiblesse de pouvoir. Alors ne reste que la colère et la rage citoyenne qui seront vues comme des lubies, comme des agitations d'inquisiteurs du Patrimoine, d'idiots de la réalité face à des personnes qui se veulent et se croient, eux et elles, "dans le réel" et "en responsabilité". Petites choses politiques.

On viendra à Serqueux, de temps en temps, redire à son maire et à ses citoyens, l'épouvantable erreur qu'ils ont faite, qu'ils furent complices de la destruction d'un Patrimoine essentiel dans leur ville et notre pays. 

Bonnes Journées du Patrimoine à Serqueux : j'arrive.

Walid Riplet

Pour revoir l'épouvantable déroulement de ce dossier :

https://archipostalecarte.blogspot.com/2025/07/le-socialisme-et-lecologie-rouennais.html

https://archipostcard.blogspot.com/2014/12/grand-quevilly-la-honte.html

https://archipostalecarte.blogspot.com/2023/09/journees-europeennes-du-patrimoine-cest.html

https://archipostalecarte.blogspot.com/2024/05/serqueux-in-extremis.html

https://archipostalecarte.blogspot.com/2015/10/sauvons-leglise-de-serqueux-avant-que.html

Le vide laissé par l'église de Serqueux est la parfaite analogie du vide politique du Patrimoine en France :








samedi 13 juin 2026

Pierre Gencey au travail et ça réjouit tous les amateurs

 Dans l'histoire des blogs consacrés à l'architecture et au design des Trente Glorieuses, il ne fait aucun doute que celui de Pierre Gencey (Art Utile)  aura marqué son temps. Je me souviens bien du vertige de sa découverte, comme si quelqu'un avait su ramasser toutes mes attentes sur la connaissance pointue du mobilier et du design de cette période. Si on reconnait un blog au pillage dont il fait l'objet, pas de doute que celui de Pierre est l'un des plus reconnus...On y aimait son sens de l'analyse, on y aimait la qualité de l'iconographie et surtout une certaine probité qui faisait aussi son sérieux.

ici : http://art-utile.blogspot.com/

Alors, Pierre Gencey m'annonce une bonne, voir même une excellente nouvelle ! Il publie un livre sur Gautier, l'un des grands décorateurs et ensemblier de la période qui nous concerne. Et le livre fera date sur ce créateur cela ne fait aucun doute car son auteur y aura mis tout ce qui faisait le succès de son blog.

Je ne peux donc que vous conseiller chers lecteurs, chères lectrices, de vous procurer cet ouvrage car vous aurez la certitude d'y retrouver toute la verve et les connaissances de son auteur. C'est un bel ouvrage et un excellent moyen de replonger dans l'histoire du design du Vingtième Siècle.

Pour avoir toutes les informations sur la publication, voir l'ouvrage et aider à l'édition, allez là :

https://fr.ulule.com/gustave-gautier/

Il faut soutenir Pierre ! Je compte sur vous !

Remercions donc Pierre pour ce nouveau jalon éditorial et souhaitons-lui tout le succès qu'il mérite.

Heureusement qu'il y a encore des gens qui travaillent ainsi dans la joie du partage de leurs connaissances pour faire de beaux ouvrages qui nous passionnent.





mardi 19 mai 2026

Royan : Portique comme back

 J'ai décidé de vous montrer ensemble ces trois cartes postales car elles ont un point en commun : le cadrage de la rambarde du portique. De loin, de près, les photographes de ces trois cartes ont, en effet, décidé de mettre dans leur cadre cet élément architectural pour nous montrer ce fameux portique qui a disparu si stupidement de l'écriture urbaine de Royan.
Ce que nous montre sans doute ces choix de photographe c'est que, bien loin de boucher la vue ou de l'entraver, le portique était un élément de connaissance de la ville, une belvédère, un balcon pour voir la ville et la mer ici dans le dos des images. Il y avait donc bien un goût et un commerce pour des images de la ville prenant la place des images de la mer.
Depuis donc le portique on cadrera les Nouvelles Galeries (superbe bâtiment très défiguré aujourd'hui), le Front de Mer ou la place de la Renaissance. Ces images permettent aussi de bien lire l'incroyable jeu urbain des vides et des horizons, la ville montrant une Reconstruction très large, très ouverte dont les espaces vides contrastent admirablement avec les constructions. L'oeil circule parfaitement.
Mais on s'étonne sans doute aujourd'hui que de tels cadrages aient pu être édités tant justement la rambarde du portique y est présente, presque utile à des jeux de structuration des images, permettant d'en accentuer la géométrie et l'orthogonalité. C'est assez beau comment les photographes des éditions Flor, Chatagneau ou Yvon ont chacun leur tour joué avec cet élément urbain ! 

A-t-il fallu être stupide pour ne pas voir et comprendre donc l'importance de cet élément dans le dessin urbain de cette ville de Royan !
C'est pour cela que le portique sera reconstruit car c'est une évidence qu'à l'heure du retour en grâce des enjeux patrimoniaux de Royan, le portique ne peut que revenir pour offrir enfin à la ville son sens premier : une ville articulant le balnéaire et le résidentiel. C'est pour 2026 à n'en point douter.



On commence donc par cette superbe vue chez Yvon éditeur expédiée en 1956 et nous montrant la place de la Renaissance.On lit la parfaite gestion des espaces et comment ce portique permettait littéralement e ce promener dans le ciel de l'architecture moderne.



Cette autre carte postale n'est pas sans nous rappeler celle-ci que j'aime tant :
Là encore on se pose la question de ce choix, rambarde en avant, construisant un premier plan abstrait avec une belle courbe opérant une si belle jonction avec l'architecture du Front de Mer. Qui préférerait, au retour du bain de mer envoyer une telle carte postale en lieu et place d'une vue de la plage ? Tous les amateurs d'architecture moderne, tous les témoins de la Reconstruction bien sûr ! Merci donc au photographe des éditions Marceau Carrière de Niort (où sont vos archives ?) d'avoir ainsi fabriqué ce qui aujourd'hui est un magnifique document de l'usage de ce portique.


Pour finir cette promenade, nous voilà en hauteur, visant les Nouvelles Galeries grâce aux célèbres et locales éditions Chatagneau (où sont vos archives ?). Ciel en aplat d'un gris très léger, pavage superbe de la place, flottage au premier plan de la rambarde, architecture magnifique sous un soleil bien haut, tout cela s'accorde pour faire une image presque trop parfaite de Royan à son apogée. J'ai eu soudain l'envie de vous montrer chacune et chacune des visiteurs, rendre hommage à leur présence tranquille. Mon peuple de Royan. J'arrive, j'arrive, j'arrive...ne m'oublie...









Si vous aimez...les rambardes....: