mardi 16 octobre 2018

Overdose de chlore

Je n'ai pas de chance car, chaque fois que j'entends Vesoul, j'entends Brel bêler sa chanson et, comme je déteste ce chanteur, j'ai du mal à être objectif.
Un type en sueur qui gueule  qu'il pisse comme il pleure sur les femmes infidèles est tout de même peu admirable. Les femmes, quand bien même seraient-elles infidèles ne méritent pas qu'on leur pisse dessus. Face à de tels misogynes, l'infidélité est une sortie de secours à Vesoul ou à Amsterdam.
Mais il ne faut pas non plus pisser dans le grand bassin. La piscine est associée à cette légende tenace qui, enfant, vous refroidit l'envie de plonger et nager avec vos camarades même si la rumeur court que l'eau changerait de couleur si par hasard ce relâchement avait lieu...
Vesoul...
Voilà ta chance :

Cette très belle carte postale Combier nous montre donc la piscine Caneton de Vesoul. Le photographe choisit le moment où elle est fermée et montre donc ses très beaux panneaux géométriques de couleur orange alternant avec des vitres très sombres ici. On aime comment cette ligne vient jouer avec les courbes du petit bassin en forme de haricot encore très années cinquante et le petit bordel d'une rocaille donnant aux baigneurs, sans doute, l'impression d'être à la montagne...


Au dos de la carte postale, très étonnante, une phrase écrite par la correspondante indique : " la piscine découverte est à la place du photographe."
Qu'est-ce que cela veut dire ? Y-a-t-il un autre bassin ? Sans doute. En tout cas, c'est un cas rare dans ma collection d'une prise de conscience par l'acheteur de la position du photographe de cartes postales.
Comme nous aimons bien les belles piscines Caneton, nous avons grand plaisir à retrouver celle de Salbris dans un très beau cliché toujours par Combier :



Quel document merveilleux ! Dommage que nous n'ayons pas le nom du photographe !
L'animation est superbe et surtout nous pouvons parfaitement lire les structures de cette piscine, la belle idée de sa transformation et comment la capillarité entre dedans et dehors est ici bien travaillée. L'ouverture des panneaux à peine lisibles laisse toute la chance à l'espace, au soleil, au ciel. Le photographe semble très curieusement bien au-dessus du bassin et il est bien repéré par les baigneurs. Je tiens le pari que les deux photographies de cette piscine de Salbris furent prises lors de la même séance.



Retournez-là pour revoir de belles images de cette piscine :
https://archipostalecarte.blogspot.com/2017/09/piscine-couleurs-primaires.html
On aime que l'éditeur Combier nous donne toutes les informations : Arch : Cabinet de Messieurs A. Charnier, J-P. Aigrot, F. Charras à Fontenay-aux-Roses. Au fond le grand bassin, Arch Mr Joubert à Blois.
Voilà qui est précis !
Retrouvons une vieille amie :



Ce chaos superbe de volumes penchés dont la polychromie accentue encore le mouvement est bien la piscine de Grande Synthe. J'avoue beaucoup aimer ce genre de machine étrange. Malheureusement, je ne trouve pas qui en est l'architecte ou le concepteur ni qui en a conçu le jeu de couleurs rayant ainsi toute la surface en tôle de bleu clair, de bleu foncé, et de blanc ! La carte postale est une édition de l'Europe Pierron. On note que le photographe replace depuis une hauteur la piscine dans son élément : une cité en hard french. Le parking donne sans doute la mesure de la fréquentation de cette piscine qui semble énorme ! Elle n'existe plus ainsi.



Retrounez la voir ici aussi :
https://archipostcard.blogspot.com/2012/09/la-beaute-du-monde-parfois.html
Pour finir avec vos icônes favorites, celles qui vous font faire le Tour de France de leur présence ou de leur disparition, celles devenues des stars des Trente Glorieuses, celles enfin, d'un fantasme de sauvetage pour y vivre, voici, oui, voici (roulement de tambour), voici deux piscines Tournesols :




On aime la belle piscine Tournesol de Bourgoin-Jallieu et sa robe orange vif, on aime la pureté de la blancheur de la piscine Tournesol de Saint Estève.
On remercie pour la première les éditions Cellard et on aimerait aussi savoir qui a dessiné le centre de formation d'apprentis de Bourgoin-Jallieu qui semble bien intéressant. Voilà une piste à creuser.
On remercie les éditions Audumares de Perpignan pour celle de Saint Estève.
Je n'ajouterai rien, tout a déjà était écrit, commenté, discuté, regretté...pillé.

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