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dimanche 22 décembre 2013

Belfort, belle, forte, de béton.

Deux cartes postales exceptionnelles d'Art Sacré pour ce dimanche.
D'abord par l'architecture de cette église Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus que nous connaissons bien sur ce blog. On doit cette très belle construction à l'architecte Pierre Dumas si prolixe à la réalisation d'églises. Mais bien évidemment ce qui fait le caractère exceptionnel de ces deux cartes postales c'est le moment photographique !
L'église est en plein chantier !
On peut ainsi affirmer que cette église de Belfort a tout de même la chance d'être représentée en cartes postales dans l'ensemble de ses états, depuis la maquette jusqu'à sa réalisation finale en passant par le chantier. C'est assez rare...
Regardez :



Sur cette première carte postale des éditions Lapie on voit parfaitement ce moment où l'on coule le béton sur sa structure métallique pour former le toit en paraboloïde hyperbolique qui fait le plus grand travail dans cette architecture. À la fois exploit technique et forme moderne, toute l'église de Belfort est résumée dans ce geste technique : une coquille fine en équilibre. On devine juste à côté de la nouvelle église une autre... l'ancienne ? On peut également lire sur les panneaux les noms des entreprises au travail : Bonato et la société Entrepose qui est une grande spécialiste encore aujourd'hui de l'échafaudage technique ! Les échafaudages qui ont indéniablement de belles qualités plastiques et architecturales.















Mais quel plaisir de voir ainsi cet instant technique représenté en cartes postales, preuve que certains éditeurs étaient vigilants à cet état d'une construction. Et, quel document aujourd'hui ! On va avoir plaisir à plonger dans les détails agrandis de cette photographie que l'éditeur date de  août 1961. On s'amusera du parfait triangle dessiné par l'ombre de l'église.
De beaucoup plus près mais de l'autre coté, cette autre carte postale nous régale aussi :



On y voit un peu mieux l'état de la couverture et l'avancée de la coulée de béton. Tout de même, cela reste une chance terrible de pouvoir voir cela. Mais pourquoi diable, n'y a-t-il pas de carte postale de ce type pour l'église Notre-Dame de Royan ?











mercredi 13 mars 2013

Pierre Dumas en captures d'images

Pierre Dumas est en passe de devenir une sorte de star de ce blog.
Il faut dire que ses églises sont pour nous particulièrement attrayantes... et nombreuses !
Faisons la liste :
Belfort, église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus
Suisse, église Saint Hubert au Noirmont
église des Trois Epis avec Keller, architecte.
Vous retrouverez tous les articles concernant ces églises et Pierre Dumas sur le volume 1 de ce blog. Mais aujourd'hui encore régalons-nous de belles architectures religieuses de Pierre Dumas avec :



Oui. C'est une église...
Nous sommes à Champ-Vallon Bethoncourt. La carte postale Iris pour La Cigogne nous donne bien Dumas (Pierre) comme architecte et l'expéditeur dans son texte précise que nous sommes devant la façade de la salle de catéchisme et la salle d'œuvre.
C'est beau non ce grand mur aveugle qui se courbe et vient jouer avec la volume accolé à la façade rentrée ? On dirait un écran de cinéma pour Drive-In.
Mais cela reste mystérieux quant à son plan et à la manière dont la forme se déploie derrière ce mur...
Google Earth nous donne en partie la réponse :



Et une photographie de Yves Claude Lequin nous permet de mieux saisir la forme de cette église :



Mais voyons aussi cela :



Nous sommes cette fois, à Grand-Charmont devant son église St-François d'Assise. La carte postale sans éditeur est une photographie de J-C. Marchand de Belfort. Cette carte devait être vendue à l'intérieur de l'église.
Mais quelle église !
Et surtout quel toit !
On retrouve bien là le vocabulaire du béton moderne de Pierre Dumas avec l'utilisation de voiles minces. C'est spectaculaire et étrange !
Une fois encore, difficile de lire la forme et le dessin général de cette église tant les informations se contredisent. D'abord mince, le toit en forme de chips est porté par des piliers fins mais qui reçoivent
pourtant des nervures épaisses. Le trou noir ne permet pas de saisir la circulation et les ouvertures sous ce toit en voile mince. Puis soudain à la moitié droite, l'ensemble se referme et on devine depuis cette photographie un travail varié d'ouvertures et de percées. La façade courbe vient même en débord sur le toit...
L'œil regarde surtout les hublots posés sur la courbe du toit. Enfin la neige et sa blancheur finissent de donner à cette église une allure de vaisseau spatial. Quelle image !
On trouvera ici un article sur cette église dont malheureusement je n'ai pas d'images de l'intérieur à vous montrer mais cela viendra certainement un jour...
En attendant, là aussi, les Google cars et les satellites nous permettent de retrouver nos objets architecturaux...