mardi 10 septembre 2013

L.A Confidential

Hier, nous avons partagé les images de Florian Viel sur son trip aux U.S.A.
Ma mémoire l'associe à celui de Swann Bourotte quelques années plus tôt.
Mais si Florian dans son Postcard Project, utilise la référence à cet objet populaire, il a su aussi faire le geste simple et pourtant maintenant si rare d'en expédier à son ami collectionneur resté, lui, dans la campagne pavillonnaire normande...
Et j'ai reçu des U.S.A :



Nous aurons sans difficulté reconnu le très beau et surprenant encore aujourd'hui bâtiment de l'aéroport de Los Angeles, the Theme Building. Ici l'éditeur Columbia Publishing et son photographe Tim Sunner nous le montrent sous des lumières... hollywoodiennes sans doute un rien... hollywoodiennes qui apportent un trop plein de couleurs comme le maquillage abusif d'une paupière de starlette en 1965.
Mais l'architecture résiste à cet abus et la tour d'observation reste magique, presque comme un décor de science-fiction. L'éditeur oublie de nommer les architectes : Paul R. Williams, Pereira et Luckman, Robert Herrick Carter.
Architecture d 'Aujourd'hui en 1961 a offert à cet aéroport un article illustré par des dessins... La promesse de faire un article plus complet à l'achèvement de l'aéroport ne semble pas avoir été tenue... On s'amusera que l'article fasse référence aussi à l'espace interplanétaire !





Je reçois également :



On ne pouvait faire autrement !
La carte postale nous présente donc le fameux Hollywood inscrit sur la colline et à son pied une Villa américaine qui ne doit pas manquer de charme... Nous resterons étonnés que cette carte postale dont la photographie est de Jeff Hyman soit une édition d'un éditeur dont le nom resurgit étrangement : John Hinde Curteich !
John Hinde ! Est-ce bien celui si aimé, défendu et sauvé de l'oubli par Mister Martin Parr ? Sans aucun doute non ? Elle est aussi par son graphisme très années 80, un indice des goûts de notre jeune artiste !
Mais pour finir :



Cette carte postale solarisée, passée, un rien oubliée est pourtant celle qui raconte le mieux le rapport du jeune artiste avec cette ville. Dans son choix d'une image surannée d'un Los Angeles se voulant joyeux, festif et étrange, ne se refusant rien comme un adulte pouvant enfin s'offrir tous ses caprices, Florian Viel affirme bien la mélancolie de ce genre de lieu trop naïf pour être enfantin, trop commercial pour être franc.
Et, au dos, Florian m'indique sa vision de la ville : " L'architecture à Los Angeles : comment dire ? Poussiérieuse, inégale, folle, incompréhensible collage, à l'image de cette carte. J'ai même vu le Grinch sur un toit à Venice."
Pas de doute, Florian Viel a saisi l'essentiel de L. A. en cherchant sa Pamela.

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