lundi 19 janvier 2026

Royan, un premier janvier pour un retour lent vers septembre

 On va reparler de Royan sur ce blog parce qu'arrivent dans ma collection quelques nouveautés que j'ai envie de vous donner toutes ensembles, en même temps, sans chichi.
Et comme je construis un atelier pédagogique à Royan pour septembre avec mes étudiants et étudiantes j'ai le coeur tout ragaillardi de vous reparler de la plus belle ville du Monde.




On commencera très fort avec une carte de circonstance puisque c'est une carte de voeux pour l'année 1957 envoyée le premier janvier. Au-delà de l'anecdote, cette carte présente une particularité que j'aime beaucoup : les expéditeurs ont localisé l'appartement depuis lequel ils font leurs voeux ! Quelle jubilation ! Une carte située comme je les aime tant donc. De plus, cette carte postale, une édition du Tabac de la plage, nous montre un endroit que j'aimais beaucoup : le portique si stupidement détruit. Mais il va sans dire que la restructuration du Front de Mer en cours à Royan a prévu la reconstruction du portique afin que la ville retrouve le génie de son dessin d'urbanisme qui en faisait toute l'intelligence.
N'est-ce pas ?
Il y a fort à parier que les habitants de cet appartement n'y sont plus. On notera que les vitres sont encore couvertes de blanc de Meudon. Le chantier est donc en finition.


Du même endroit mais juste en dessous de l'appartement, voici un point de vue bien original pour ce portique qui nous montre surtout les grilles et les rambardes ! La ville de Royan avait donc tant besoin d'images et de représentation d'elle-même que les photographes n'hésitaient pas à faire de tels points de vues ! Pourtant on ne fera jamais aussi bien que celui-ci, rappelez-vous...
Il s'agit d'une carte postale Flor (Marceau carrière Niort) expédiée en 1958.

Mais Royan c'est aussi ça :



Le Temple ! Qui est une pépite un peu oubliée de Royan. Ici, c'est une carte postale venant très tôt dans l'histoire de sa construction, on doit être tout juste à la fin du chantier. On aime que le magnifique pin qui aujourd'hui passe au travers de l'auvent ne soit pas encore présent. Remarquez comme cette photographie reste assez mystérieuse, assez peu lisible tant l'architecture offre ici une abstraction  radicale. Le ciel prend beaucoup de place...et pour un édifice religieux c'est bien normal !
Quelle image tout de même ! On la doit à notre célèbre Berjaud éditeur qui n'oublie pas de nommer les architectes : messieurs Baraton, Bauhain et Hébrard. 
Rappelez-vous ici :

Pour Mr Bauhain architecte :






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