lundi 24 février 2014

Terre cuite, architecture crue ?

Rassemblées à cause d'un détail, deux architectures bien différentes mais qui proposent un décor aujourd'hui bien marqué dans son époque. Il restera autour de ces deux objets, beaucoup de mystères...
On commence :



À Pontoise, nous sommes devant la Chambre de Commerce et d'Industrie grâce à une carte postale Abeille-cartes pour Lyna dont le photographe nous est bien connu (pas assez en fait) : J. E. Pinet. Celui-ci est d'ailleurs un peu en hauteur et un peu loin de l'objet qu'il vise mais sans doute veut-il insérer cette C.C.I dans son contexte. Cela nous permet en attendant mieux de nous régaler de quelques automobiles  : Renault 16, Renault Rodéo, la nouvelle Renault 5 qui côtoie la vieille 4cv et quelques Citroën.
Mais... Ce qui nous intéresse ici c'est l'architecture étrange et bien curieuse de ce bâtiment ! On remarque un jeu tout particulièrement complexe de sa couverture dont le débordement du toit, par son ombre franche sur le pignon indique sa forme épaisse et, euh, libre. Le dessin tient aussi dans la jonction au sol avec un biais défensif posé sur le parking...







Comme c'est compliqué ce dessin ! Et ce petit volume qui vient briser la ligne du toit ? Quoi en penser ? La visite sur Google street nous permet de passer derrière et là, une fois de plus, la forme expressionniste est encore accentuée ! Pourquoi autant d'angles, de pointes ? C'est assez particulier non ?











Et surtout, nous aimerons ce pan de mur en briques qui forme un décor de bienvenue sur l'avant. On sait que ce type de décor est une mode qui couvrira avec bonheur certains halls d'immeubles comme le fit avec une grande rigueur et grande réussite l'Œuf, centre d'études. Ici, il est assez réussi pour ce que nous pouvons en voir depuis cette carte postale ! Mais qui est à l'origine de cette architecture ? Qui décida qu'il fallait ainsi avec ce décor inviter à y entrer ? Un architecte ? Un artiste sculpteur ? Et qui dessina cette Chambre de Commerce et d'Industrie de Pontoise ?
Mystère...
Encore ?



D'une toute autre échelle, cette construction qui semble bien être une Poste serait située à Clichy-sur-Seine, place des Martyrs de l'occupation. Serait... oui, car je n'ai pas réussi à l'identifier ni à la retrouver ! Là aussi nous sommes chez un grand éditeur de cartes postales et avec un grand photographe : éditions Raymon par J.N. Duchâteau !
Vous aurez compris que ce qui me chatouille c'est l'incroyable travail du rez-de-chaussée sur cet immeuble ! Comment ne pas aimer ça ! On voit là une intention, un désir de faire travailler le piéton, de lui offrir l'occasion d'un contact sans doute, en brisant aussi une forme indifférente du mur rideau de l'immeuble à l'arrière. L'opposition fait ici toute la qualité de cet ensemble dont le petit volume suspendu et posé sur des poutres de béton blanc donne l'échelle, produit l'étonnement.



 

Mais rien... pas de nom d'architecte, pas de nom de décorateur, même pas une image sur Google...
Une erreur d'attribution du lieu de la part de l'éditeur ? L'ensemble aurait été détruit ?
On ne peut que penser tout de même devant une telle qualité à Monsieur Y. Alleaume qui réalisait pour Messieurs Andrault et Parat des jardins minéraux superbes aux pieds de leurs architectures. Est-ce lui l'auteur de cet ensemble ?
Mystère...
On s'amusera du logotype de la Poste réalisé en volume et en céramique !

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