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dimanche 15 juin 2014

Nous Autres


Nous commençons à bien connaître le travail de Frédéric Lefever, photographe. Nous avons écrit ici ou là des articles sur son travail, sur sa photographie.
Je viens de m'offrir un beau livre : Nous Autres.
Ce livre donne à voir la mission photographique de Frédéric Lefever en Belgique, il s'agit donc d'une commande faite par le B.P.S. 22, espace de création contemporaine de la Province du Hainault.
La commande c'est avant tout ici l'espace déterminé, pour le reste le photographe agit avec le seul regard qui est le sien. On reconnaît immédiatement son travail sans doute aussi parce qu'on reconnaît les particularités des objets photographiés. C'est là que l'analyse va devenir difficile car cette reconnaissance est ce qu'il y a de plus difficile à définir. Petites maisons individuelles, boutiques, murs percés d'ouvertures, aplats de matériaux couvrants, sont dessinés par leur lignes sur le dépoli de l'appareil photographique. 
Ce que je nommais frontalité n'est pas ici une distance objective sérieuse et grave. C'est la nécessaire manière d'égaliser les détails, de les donner à voir pour chanter sans le dédain de l'objet ou son trop grand appétit patrimonial ou historique (Becher) ses particularité humaines. Les autres, Nous Autres sommes en effet là, derrière un rideau, dans la maison ou au fond du jardin.
Un honnête-homme photographie clairement ce qu'il voit. Honnêteté c'est l'équilibre juste entre vérité et amour.
Mais on sait aussi s'amuser avec lui. On sent le détail parfois attendri d'un échec esthétique, le glissement d'un matériau qui devient trop bavard ou l'abandon glacé d'un lieu vide. C'est souvent la couleur qui équilibre car elle signe l'anecdote d'une tache, la naïveté décorative, l'ambiguïté d'un matériau. Ce qui me saute aux yeux cette fois, c'est bien cela : les matériaux. Ils forment une peau étrange, l'unique tension des surfaces, et leurs éraflures, gonflements, ou leurs implacables champs colorés composent, comme découpés, les registres de l'image.
L'architecture est présente dans des objets parfois pompeux à cet art, parfois vernaculaires, toujours à une échelle d'artisan. Pas d'architecture collective, pas de chemin de grue, presque tout tient dans l'échelle d'un homme au bras levé. Une échelle des constructions qui raconte une ville fabriquée par des mains, une ville repeinte, maçonnée, lavée, décorée de rien ou d'ambition trop grande. Les architectures modernes sont trop modernes, comme des archétypes, des maquettes de petit train. C'est bien alors le cadre de Frédéric Lefever qui nous les donne à voir, sans moquerie, avec la tendresse d'une visite chez un parent éloigné. C'est ce qui fait la beauté de ses images, ce refus du dédain.
Alors, on pourrait aussi faire la liste de ce pourquoi les photographies de Frédéric Lefever ne sont pas des cartes postales. Ce n'est pas d'abord parce qu'il n'aime pas ce genre, nous l'avons vu, bien au contraire, c'est parce qu'il en connaît la limite mais surtout leur distance. Frédéric Lefever est en quelque sorte trop près, possible auto-portait par le reflet d'une vitre, ainsi son cadre ne tombe pas dans une atmosphère enjolivée d'un bac de géranium. Il est debout, face au sujet. Ce que ne veut pas faire le pittoresque. 
Je crois que dans la masse de la production de photographies plasticiennes, celles qui épuisent un héritage allemand en oubliant Atget ou Evans, c'est-à-dire en oubliant la figure, Frédéric Lefever revient sur l'essentiel de l'acte photographique : donner à voir. C'est un don.

On finira en disant que l'objet éditorial est superbe, bien imprimé, dans une mise en page blanche et limpide. On voit clairement dans la joie d'une frontalité des images, ce qui est notre intimité la plus stricte.
Je vous en donne à voir quelques images qui ne sont pas à la hauteur de cette qualité. L'auteur m'excusera, il s'agit de conserver l'appétit du livre aux futurs lecteurs et regardeurs.

Nous Autres
Frédéric Lefever
B.P.S. 22 éditions
isbn : 978-2-9601272-0-1














dimanche 7 juin 2020

Les gens du Nord ont dans le cœur le nom de l'architecte et du photographe

Il y a des séductions immédiates, des appels solides, d'irrésistibles attirances.
La Maison des Gens de Mer de Dunkerque en fait partie :


Beaucoup d'indices font de cette Maison des gens de Mer une petite pépite comme on les aime ici. D'abord je l'avoue la couleur. Oui, pour une fois, sans doute, la couleur fut le premier signe. Ce vert un peu glauque se demandant s'il doit être kaki m'a plu immédiatement, donnant à la construction un côté sévère, j'oserai germanique, enfin je veux dire incroyablement sérieux. Cette couleur me fit penser à un petit bâtiment à l'entrée du Mans qu'il faudra que je vous montre un jour. Puis, deuxième signe, la présence en petites touches d'un béton cannelé qui souligne le soubassement et les ouvertures ainsi que la cage d'escalier lisible au fond. Ensuite, c'est le dessin qui me plut beaucoup. Un bloc sur un autre. Celui du dessus, depuis ce point de vue, se présente comme plus fermé, clos, n'offrant que deux ouvertures faisant de ce pignon un bloc. Puis, dessous, est glissé un niveau, lui tout ouvert, tout vitré qui est posé un peu en retrait, dégageant un perron, une entrée sur le devant. L'ombre du bloc du dessus l'assombrit, alors que les larges baies tentent d'en refléter la ville. Je ne sais pas pourquoi mais c'est le genre de construction dont on imagine immédiatement le dessin de l'architecte. On imagine comment graphiquement celui-ci avait dû appuyer sur le contraste entre ces deux blocs.
On aime le dais de béton au-dessus de l'entrée sur le côté, on aime l'immense rambarde de béton qui surligne le perron. Bien entendu, on remarque que le photographe des éditions Yvon n'a pas totalement osé la frontalité face à ce pignon peut-être un peu trop radical et peu informatif du reste de l'architecture. Le photographe a préféré laisser la chance à la perspective de nous donner un peu d'informations sur le bâtiment en laissant apparaître l'autre façade et les fenêtres qui en percent sa longueur. Pourtant, on sent bien qu'il a hésité, disons que la radicalité de ce pignon ne lui a pas laissé beaucoup de chance de ne pas être remarqué...
Cette carte postale nous permet donc de voir comment un photographe presque naturellement suit les ordres de la radicalité d'une architecture.
Mais le photographe et l'architecte resteront tous deux ensemble dans l'anonymat. Bien entendu, à Dunkerque, avec un tel dessin aussi radical, on pourrait rêver que Jean-Pierre Secq en soit l'architecte. (voir la triste histoire de la B.C.M.O)
Mais je ne trouve rien pour me conforter dans cet avis. On note qu'une fois encore, dans cette ville, pour évoquer le travail des marins et des gens de mer, c'est par une construction solide, presque brute que les architectes se sont crus obligés de passer comme si la dureté du métier devait être représentée par un bâtiment affichant si ce n'est une virilité au moins une solidité à toutes épreuves.
Mais... Mais...
Dans mon petit cerveau, quelque chose traîne, d'indéfinissable, de flou...
Une vague lumière que je tente d'approcher...
Puis, soudain, je sais !
Oui, j'ai déjà vu ce bâtiment et même je l'ai déjà vu dans sa frontalité pure. Bien entendu, il me suffira de coller dans le moteur de recherches de mon âme les mots frontalité, photographie et Nord de la France pour qu'un nom surgisse : Frédéric Lefever ! Bien sûr !
Me voilà sur son site à passer une par une les images du photographe jusqu'à la...174ème photo où apparaît bien notre Maison des Gens de Mer de Dunkerque ! Quel plaisir de pouvoir comparer ainsi les deux intentions photographiques ! On voit que Frédéric n'a pas pu se retenir et a suivi la radicalité frontale du pignon, tout comme moi, il en a vu la force. Il est donc clair que ce n'est pas seulement notre œil qui décide de cette position face à face mais bien le dessin de la façade (vous noterez l'allitération subtile...) qui pousse à cette frontalité.


On note que le ciel est blanchi dans l'image de Frédéric, ce qui doit être, pour Dunkerque, un naturalisme assez évident qui contraste avec le ciel bleu de notre carte postale. On note aussi que la jardinière sur le perron est remplie d'herbes. On peut presque s'amuser à placer Frédéric dans notre carte postale, il n'y a que quelques centimètres de côté entre lui et le photographe de cartes postales mais cette petite distance fait bien toute la différence d'intention entre les deux photographes. L'un se sert du bâtiment pour, à son tour, en tirer une construction puissante, l'autre veut nous la montrer en ne perdant rien de la valeur brutale de son dessin. Les deux, finalement, font document et aussi beauté car ils laissent tous les deux à la construction l'occasion de s'exprimer.
Il pourrait être amusant lors d'une table ronde de mettre les deux cadreurs l'un à côté de l'autre, chacun leur tour expliquant alors leur point de vue. Sans doute que l'objectif des images sera la raison de ces quelques centimètres de différence entre les deux. L'un produisant une image de reconnaissance et de correspondance, l'autre voyant dans l'architecture l'occasion d'exprimer son monde intérieur et sa culture sous-jacente de l'image et de la photographie contemporaine. Je ne veux pas choisir entre les deux, je veux accorder à chacun d'eux la place qu'ils méritent. Tous deux nous permettent finalement d'être là, avec eux, devant une architecture, certes modeste mais aussi intéressante, représentative d'un moment de l'histoire de l'architecture. Tous deux auront par l'enregistrement de cette architecture fait acte d'un regard, regard respectueux, nécessaire et parfaitement utile à mon monde, à notre monde.
Merci à tous les deux.

pour revoir le travail de Jean-Pierre Secq :
https://archipostalecarte.blogspot.com/search?q=Secq
Et pour revoir l'incroyable inventaire de notre ami Frédéric Lefever, je vous conseille de passer quelques moments sur son site. Attention... c'est addictif...
http://www.frederic-lefever.com/index.php?pos=175&limite=174

ou revoir ce dernier sur ce blog :
https://archipostalecarte.blogspot.com/search?q=Lefever


dimanche 24 mai 2015

C'est le bon coin pour un bungalow

J'ai vu par deux fois en quelques jours d'intervalle la même annonce parue sur le site "Le Bon Coin".
Puis, alors que je cherchais à mon tour pour une amie critique d'architecture des cartes postales d'un village reconstruit, je retrouve, perdue dans ma douzaine de boîtes Ikea pleines de cartes postales, l'une d'entre elles qui fait plus qu'évoquer l'annonce du Bon Coin.
Regardons d'abord la carte postale :



Un premier plan fleuri de rosiers rouges permet au photographe des éditions Pierre Artaud et Compagnie de placer les bungalows étranges au fond de la verdure. Nous sommes à Cournon-d'Auvergne, sur les bords de l'Allier, proches d'un plan d'eau dans ce que l'éditeur appelle la "station-verte".
On y voit donc des petites constructions tout en courbes mêlant semble-t-il l'aluminium et le bois, posées sur une sorte de petite estrade. On devine aussi deux modèles car certains ont deux ouvertures et d'autres une seule. À moins qu'il ne s'agisse du recto et verso de la même construction. On ajoute une terrasse sur le devant et on peut aimer, sous l'ombre du parasol bleu, se reposer au vert dans des bungalows hésitant entre le tonneau, la yourte, ou le chalet suisse...
La carte postale ne nomme aucun architecte, aucun nom d'entrepreneur ou de constructeur.









Mais voilà qu'arrivent les annonces du site Le Bon Coin :
http://www.leboncoin.fr/ventes_immobilieres/806560359.htm?ca=11_s
http://www.leboncoin.fr/collection/780976950.htm
Même s'il y a deux annonces, il s'agit bien de la même habitation légère de loisirs. Est-ce vraiment un hasard ces deux annonces simultanées pour un objet aussi particulier ou s'agit-il d'une liquidation d'un ensemble provenant d'un camping ou d'une zone de loisir, un peu à l'exemple des Tétrodons ?
En attendant, on peut se régaler de retrouver ainsi notre beau modèle de bungalow vu sur la carte postale plus haut et qui cherche donc un heureux propriétaire pour vivre une nouvelle vie. On peut aussi grâce aux photographies de ces annonces mieux comprendre la structure de la construction et la grande beauté de ses courbes. Difficile aussi de savoir si ce bungalow en vente pourrait venir de Cournon-d'Auvergne. Il va de soi que cela nous donne aussi l'occasion de dire que l'histoire des micro-architectures passe souvent sur ces types un peu oubliés de cette histoire et de l'histoire de l'architecture tout court. C'est bien dommage car ce modèle n'a rien à envier à une bulle six coques ou à un chalet en bois de Gérard Grandval. Qui nous trouvera si ce n'est le nom de l'architecte, celui du concepteur ?
Qui se fera ce cadeau superbe et, un matin un peu frais, posera sur un semi-remorque le beau bungalow pour qu'il vive une nouvelle vie, restauré et aimé ? À vos chéquiers !
Je remercie le site le Strict Maximum (très bon site) et Marc Hamandjian de m'avoir signalé cette annonce qui trouva un écho favorable dans mon désordre finalement bien riche.


























Dernière minute !
Voici que notre ami photographe Frédéric Lefever m'envoie un très beau cliché qu'il a réalisé en 1999 à Fumel de la même habitation légère de loisirs ! C'est incroyable ! On remarque sur celle-ci une transformation de la façade beaucoup plus ouverte et c'est aussi très beau. Tout cela donne vachement envie d'en savoir plus sur cette construction et sur sa diffusion.
Merci de ne pas dupliquer cette image sans autorisation de son auteur.
Pour retrouver l'univers de Frédéric Lefever, allez sur son site :
http://www.frederic-lefever.com/



Des nouveautés aussi sur ce nouvel article :

samedi 9 février 2013

La boîte noire vue d'en face



Dans l'édition de cartes postales, il y a aussi parfois des objets singuliers, des formes particulières.
Plus proche du livre d'artiste ou du portfolio, la très belle édition Vues d'en face de Fréderic Lefever fait partie de ces objets édités non identifiés.
Dans une boîte noire mate et mystérieuse à nos regards, une petite étiquette discrète sur le côté vous donne le titre de l'œuvre : Vues d'en face. Le nom de l'artiste et le commanditaire, le Centre de la photographie du Nord-Pas-de Calais, accompagnent ce titre dans une grande discrétion. La boîte ouverte ne révèle aucun texte critique, aucune intention d'auteur, aucune description ou circonstance du travail ou de la commande.
Il faut dire que le titre face à ces images raconte à lui seul beaucoup de choses. L'ensemble des 50 (!) cartes postales est ainsi offert au regard et à la lecture et dit parfaitement le jeu du photographe cadrant implacablement le motif dans une sécheresse objective et sensible comme nous avions pu déjà l'évoquer dans cet article. Le répertoire est celui bien connu du photographe. Frédéric Lefever relève, à la manière d'un arpenteur et dans une distance au motif très régulière, les jeux des façades étranges et souvent touchantes de la Région. Entre humour que la Belgique proche teinte de Magritte et une vision quasiment topographique à la Ed Ruscha, s'enchaînent ainsi des images aux couleurs pastel, aux typographies hasardeuses, aux architectures à la modernité de jouets de constructions dessinés par Spirou et Fantasio. Le pays traversé nous dit par l'œil du photographe cette particularité du Nord dont les couleurs outrées forment pourtant une sorte de tendresse joviale. On se régale des peintures naïves sur les murs, on s'amuse des lettrages mal ajustés des petites fabriques, on s'attache aussi à l'intimité affichée des intérieurs des maisons sans doute ouvertes aux regards aussi facilement que le cœur de leurs habitants. On sent une culture, on comprend un lieu entre sourire et envie irrépressible de le rejoindre...
L'édition que m'a envoyé Frédéric Lefever est une édition d'artiste numérotée à la main sur 17 exemplaires ! Je saisis ce que ce travail peut aussi avoir de patient... le tirage normal est de 300 exemplaires. Autant vous dire que je vais garder jalousement mon édition... Au verso figure également le lieu de la prise de vue comme une vraie carte postale. Espérons que certaines de ces cartes postales soient glissées dans une boîte postale avec le timbre. Au dos, sans doute que l'expéditeur aura écrit à son correspondant : " Bons baisers du Nord Pas-de-Calais. Ici il fait beau dans le ciel comme dans nos cœurs. Remercie bien Frédéric pour la belle boîte. A Bientôt. David "
Et les images défileront doucement sous vos yeux...



































mardi 15 avril 2014

Carnet de ville Montreuil




Je reçois de la part de Franck Kirch, un bel envoi plein de documentations dont nous aurons à reparler et qui nous serons sans doute utile.
Dans cet envoi, une petite boîte de carton fait la belle. Scellée par un bandeau qui annonce son contenu, on peut y lire : Carnet de ville, Montreuil. Mehdi Zannad. Maison de l'Architecture de Lorraine.
J'hésite à couper l'étiquette pour accéder à l'intérieur mais il le faut !
Bien évidemment, le format et la boîte elle-même me rappellent d'autres types d'éditions que j'ai partagées avec vous et notamment la très belle édition de Frédéric Lefever. Je m'attends donc à trouver à l'intérieur des cartes postales... Presque... Il y a d'abord, contrecollé dans le couvercle, le plan de la ville de Montreuil permettant de localiser les images puis immédiatement, les cartes sont disposées en paquet.





La première sur la pile est une photographie du carnet de dessin de Mehdi Zannad. On reconnaît un Moleskine qui me fait immédiatement penser à Claude Lothier et son dessin quotidien. Au dos de celle-ci, l'artiste nous explique la démarche et l'objet de ce carnet. Je vous le donne à lire. Je retiens surtout "l'éblouissement est toujours à portée du regard - surtout quand l'environnement est neuf, comme ici à Montreuil, où je viens de m'installer."



J'aime aussi son désir de lenteur et la tranquille détermination du regard. On entend en quelque sorte les dessins parler d'autant plus qu'au dos des dessins sont imprimés des commentaires entendus par le dessinateur lors de sa pose. C'est très élégant, simple et donc difficile. On aime les panneaux vidés de leur sens, laissés comme des ponctuations solides dans l'image. Les poses longues ne chargent pas le papier et les dessins tiennent la respiration. Voilà qui nous change de la photographie froide et objectivement (in)déterminée.
Ce que fait Mehdi Zannad c'est simplement reprendre la rue. C'est un bel objet, un beau regard.
D'un point de vue éditorial, rien à dire. La boîte en carton sans luxe fait bien écho à l'objet et à la ville. Le tirage des dessins est parfait, d'une grande lisibilité. Le plan fait son usage. On comprend l'objectif, on se régale de pouvoir y retourner.
Monsieur Zannad, faites-en d'autres !
Un petit détail tout de même, les cartes ne sont pas divisées au dos comme des cartes postales, elles ne présentent rien qui suggère une telle utilisation. Mais les signes de cette préoccupation sont visibles et, finalement, qu'importe, quand c'est beau...
Et puis, il y a le mystère des vues n°22 et n°23... Elles représentent le même dessin mais sont localisées à deux endroits différents... La bonne localisation étant celle du n°23, il s'agit sans doute d'une erreur, d'un glissement d'image ! Quel dessin oublié dans le carnet de Monsieur Mehdi Zannad attend maintenant d'être montré ? Mystère !



Je vous présente seulement quelques images sur la quarantaine ! Je suis un peu las du scanner ! Et le mieux, c'est de vous procurer très vite c'est belle édition en vous adressant à la Maison de l'Architecture de Lorraine qui a su soutenir là un remarquable travail.
Je mettrai aussi des vues de Street-View pour jubiler non pas d'une comparaison mais du plaisir à voir, à voir encore et toujours la ville.
Pour voir l'artiste au travail, vous trouverez sur son site une vidéo et aussi une page de gravures magnifiques et qui, évidement, me touchent tout particulièrement !
Nous reste à remercier vivement Franck Kirch pour cette belle découverte. Merci Franck !

Cliquez sur l'image pour voir la vidéo:



Vue n°4 :




Vue n°5 :




Vue n°8 :




Vue n°9 :




Vue n°13 :




Vue n°21 :



Voici la fameuse vue 22 et 23 :




Ici, impossible de refaire le même point de vue, car le dessin de Mehdi Zannad fut réalisé dans le parc et la Google Car n'y pénètre pas ! Nous avons réussi tout de même à retrouver la grande tour :






Vue n°35 :





Vue n°40 :


http://zannad.fr/montreuil