samedi 12 octobre 2019

Madame Gailhoustet, merci.




Je reçois dans ma boîte aux lettres (oui j'ai de la chance) le dernier opus des carnets d'architectes.
Cette fois, je suis extrêmement ému car il est consacré à celle que je considère comme la (le) plus grande architecte française : Madame Renée Gailhoustet.
Les fidèles de ce blog savent mon admiration pour cette grande dame et pour son œuvre. Nous avons souvent (le plus souvent possible en fait) évoqué son travail, sa philosophie et surtout comme le dit l'ouvrage sa poétique du logement.
Je ne vous ferai pas un article pour en décliner la puissance car je ne saurais faire mieux que la spécialiste de Renée Gailhoustet qui signe ce carnet : Bénédicte Chaljub.
Avec un tel duo, une excellente critique d'architecture et une très grande architecte, il vous sera facile de comprendre qu'il ne vous reste plus qu'à vous plonger dans ce livre, totalement indispensable, pour tous ceux qui s'intéressent à l'architecture collective et sociale. J'aimerais dire d'ailleurs que, pour moi, toute architecture est forcément collective (par son territoire) et forcément sociale (par son implication).
Chez Madame Gailhoustet, il est toujours question d'une appropriation possible du logement comme une nécessité première. Laisser vivre en quelque sorte l'espace et le construire pour qu'il puisse à la fois offrir l'incroyable capillarité entre le dedans et le dehors mais aussi fabriquer cette liberté par un génie du plan.
D'ailleurs c'est ce que révèle surtout cet ouvrage qui permet clairement de saisir l'incroyable réflexion du plan et de ses infinies variations dans une structure solide et urbaine offrant souvent la constitution d'un paysage. La végétalisation étant ici pensée par Madame Gailhoustet aussi comme une politesse urbaine.
Comme pour les autres carnets d'architectes, l'ensemble du texte est clair, limpide, sans verbiage inutile. On entre au cœur de l'œuvre et de l'histoire de Madame Gailhoustet et Bénédicte Chaljub nous donne deux désirs : aller voir et avoir envie d'y habiter.
L'ouvrage possède également une iconographie très belle et très fournie.
Je ne vous montre pas d'images car je voudrais que vous fassiez l'effort d'aller vous y promener, certain que je suis aussi que vous irez, chères lectrices, chers lecteurs, acheter rapidement cet ouvrage chez votre libraire indépendant.
Mon exemplaire ira sous le nez de mes étudiantes et étudiants. Il ne faudrait pas qu'il loupent l'occasion de voir, de comprendre et d'aimer l'une des œuvres les plus importantes de l'architecture contemporaine.
Merci Mesdames.
Merci.

(ps : serait-il possible de lire (éditer) ce texte écrit par Jean Renaudie sur le Mont Saint Michel ?)

Renée Gailhoustet, une poétique du logement
Bénédicte Chaljub
Carnets d'architectes, éditions du Patrimoine.

pour relire (presque...) tous les articles sur Madame Gailhoustet :
http://archipostcard.blogspot.com/2009/09/la-belle-politesse-de-la-maison.html 
http://archipostcard.blogspot.com/2008/12/un-exercice-danalyse.html
http://archipostalecarte.blogspot.com/2017/06/nouveau-scandale-ouiencore.html 
http://archipostcard.blogspot.com/2011/03/depuis-jean-renaudie-renee-gailhoustet.html
http://archipostalecarte.blogspot.com/2015/03/merci-renee.html
http://archipostalecarte.blogspot.com/2014/08/la-logique-de-la-complexite.html
http://archipostalecarte.blogspot.com/2013/09/ivry-par-jean-renee-et-laurent.html 
http://archipostcard.blogspot.com/2009/08/un-signe.html
http://archipostcard.blogspot.com/2008/12/merci-archiguide.html

pour avoir envie de lire les autres carnets d'architectes :
https://archipostalecarte.blogspot.com/2013/01/fernand-pouillon-en-carnets.html
https://archipostalecarte.blogspot.com/2016/02/andre-bruyere-trois-livres-et-quelques.html
https://archipostalecarte.blogspot.com/2019/04/jean-ginsberg-le-mans-monaco.html
https://archipostalecarte.blogspot.com/2015/11/maisons-bulles-en-page.html
https://archipostalecarte.blogspot.com/2015/01/felix-dumail-le-precurseur.html






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