vendredi 14 septembre 2018

Le Festin d'architectures, d'images et d'amis

Je veux vous signaler un numéro exceptionnel à plus d'un titre de la revue Le Festin consacré aux Trente Glorieuses :




































Ce numéro est très émouvant pour moi car il fait bien entendu la part belle à la Région Nouvelle Aquitaine et la plus belle ville du Monde, Royan, mais aussi parce que ce numéro contient des textes de deux personnes pour lesquelles j'ai un respect profond : Didier Mouchel et Charlotte de Charette. Et comme il se trouve que j'ai, un peu, participé à l'iconographie de cette revue, nous voici, tous les trois réunis dans un même ouvrage et ça me fait plaisir, d'autant plus que, malheureusement, Didier nous a quittés il y a peu. J'aurais aimé pouvoir discuter avec lui de son passionnant article sur les photographes de la Reconstruction :


Charlotte de Charette nous offre un beau texte sur Royan qui résume parfaitement et clairement l'influence brésilienne sur Royan et ses architectes. Un bel esprit de synthèse.


Vous verrez que ce numéro de la revue fait une part belle à nos icônes chéries sur ce blog que sont la Piscine Tournesol et l'Opération des Mille Clubs grâce à un article de Marc Saboya pour lequel j'ai prêté quelques cartes postales bien reproduites.
D'ailleurs l'iconographie de ce numéro est exceptionnelle ! Que de documents !


Ah oui... j'oubliais... la carte postale est partout présente dans ce numéro, ce qui prouve une fois encore sa validité pour un travail historique et iconographique. C'est heureux de voir que le message passe.
La revue contient plein d'autres articles passionnants et l'architecture moderne et contemporaine y est présente à toutes les pages ! Un article sur les Villas par Delphine Costedoat ou encore un portrait de Pierre Ferret vous passionneront également et tant d'autres !
Si donc vous aimez Royan, sa région, l'architecture moderne et contemporaine, il vous faut lire cette revue !
Attention ! Il est bien possible que cela vous donne une envie irrésistible de venir voir !
Pour ma part, je vais chérir mon exemplaire, bien le ranger à côté des livres de Didier Mouchel.
Les cartes postales qui suivent lui sont dédiées.

Le Festin
N°107, automne 2018
15 euros

Une page de publicité ?




































Pour tenir mes promesses, voici donc quelques cartes postales de Royan. Il y a bien longtemps maintenant que je ne vous en ai montré mais, voilà, cela devient difficile de trouver des angles différents et des points de vues originaux.
Allez ! On regarde ?


Cette carte postale éditée par Michel Marcou nous montre le marché de Royan. On note que l'éditeur fait lui-même le rapprochement formel si tenace en indiquant : "le marché en forme de coquille Saint-Jacques". Ce qui nous amuse ici, dans ce cadrage certainement réalisé au téléobjectif, c'est le contraste recherché entre le béton lisse et blanc du marché et les tuiles romanes des maisons. Très serré dans son cadre, le marché apparaît donc comme une étrangeté superbe venue s'insérer durement dans la ville de Royan ce que d'autres points de vues relativiseraient davantage.


Cette carte postale Arum éditions nous montre la Plage de Foncillon et son fameux Palais des Congrès. L'actualité sur ce Palais des Congrès est vive puisque, enfin, il va retrouver sa vraie façade et l'articulation de ses volumes dès 2019 !
Ce n'est pas une bonne nouvelle, c'est simplement une joie immense de vivre ça, enfin !
Bravo Royan !
Je me réjouis de ce retour et je reparlerai de cet événement plus largement. Mais quelle nouvelle !
La plage de Foncillon est ma préférée à Royan, c'est là que vous me trouverez si je ne suis pas à Saint Palais.


Toujours tourné sur la plage de Foncillon mais un peu plus sur la piscine, voici une carte postale des éditions de l'Europe. Cette carte met en relation piscine, plage et surtout pour moi la superbe tour de Louis Simon que j'aime tant. Aujourd'hui les amateurs de Vintage se réjouiront du mobilier en rotin de la piscine... J'avoue que je n'ai jamais nagé dans cette piscine qui était perçue par mon regard d'enfant comme un lieu de gens riches, d'un luxe inouï. Je ne comprenais pas bien, gamin, pourquoi les gens se baignaient dans une piscine pour... regarder la mer en contre-bas...


Les éditions charentaises d'art A. Gilbert nous proposent un angle intéressant sur le Boulevard Briand. On note de suite que la carte fut expédiée en 1955. La Place est encore en terre battue. On aime la grande perspective sous un ciel, pour une fois, très habité de nuages.


Retour au marché avec ce très rare point de vue puisque d'habitude le marché est photographié depuis l'une des fenêtres du petit immeuble visible au fond ! Le photographe des éditions Yvon est un peu en hauteur pour photographier la vie bien animée autour du marché. Regardez... on devine Notre-Dame qui pointe ! Quelle image !


On évoque trop peu dans l'urbanisme de Royan la place réservée aux étendues des parcs et des jardins, véritables lieux de paix et de repos qui jalonnent la virtuosité permanente des bâtiments.
Ici, c'est une édition de Monsieur Berjaud qui nous montre la belle et nécessaire Tache Verte et ses très belles et modestes petites constructions qui la bordent. On imagine qu'une telle carte postale qui ne montre pas la mer dans une ville balnéaire nous dit bien comment les éditeurs tentent de tout cerner des particularités de la ville de Royan.
Autre jardin :


Cette fois nous sommes dans les jardins du Palais des Congrès où les petits marins ayant peur de la mer viennent faire jouer leur bateau à voile ! Pelouse tondue de près, bâtiments au loin fermant la perspective, tout est calme.
Prenons les airs !


L'éditeur Combier nous emmène avec lui au-dessus de la Place et du Boulevard Briand. On voit parfaitement les Nouvelles Galeries et son plan très compliqué articulant des volumes dans un ordre que je cherche toujours à comprendre. Il s'agissait d'un très beau bâtiment de Royan qui a connu, malheureusement, quelques errements. Au fond, vous devinerez le Temple protestant, le centre commercial provisoire. Un bien beau cliché de Royan tournant le dos à la mer.
Vive Royan !
Vive la plus belle ville du Monde !
J'arrive !

mercredi 12 septembre 2018

En Sarthe, les Journées Européennes du Patrimoine seront actives

Bien entendu, à Piacé, les Journées Européennes du Patrimoine seront très actives.
Vous pourrez y découvrir le Musée le Corbusier-Norbert Bézard, vous promener dans le parcours d'art contemporain, visiter la Bulle six coques et même cette année assister au début de la restauration de la seconde Bulle six coques qui fut sauvée en mars 2017.
La restauration d'une Bulle six coques c'est aussi l'occasion de mieux comprendre comment elle est construite, de saisir le travail nécessaire pour une remise en état et donc de soutenir ce travail de sauvetage patrimonial.
Venez nous voir !
Pour toutes les informations pratiques, allez ici :

https://www.piaceleradieux.com/page-daccueil/journees-europennes-du-patrimoine-2018/

Pour voir ou revoir tout le démontage de cette seconde bulle :
https://renamimoa.jimdo.com/chantiers-actualit%C3%A9s/





















Et si on regardait une carte postale ?
On retrouve nos Bulles six coques à Gripp grâce à cette carte postale des éditions Delachapelle "au petit Strasbourg" (sic) pour Combier.
Guy, le correspondant, nomme bien son lieu de villégiature de "bulle" et nous raconte sa chasse aux cèpes. Nous sommes en 1980. La photographie nous permet de voir que la neige est présente et on s'étonne de faire un cliché des bulles ni complètement sous la neige ni complètement dégagées. Le cadrage tente surtout de restituer le paysage autour des architectures de Monsieur Maneval s'opposant tranquillement au reste des constructions du village.
Deux Bulles six coques vertes entourent une blanche. Elles semblent toutes en excellent état après dix années d'installation. Le photographe fait le choix de ne pas animer le lieu laissant la neige faire le spectacle.
Je vous promets que si la neige vient à Piacé, nous ferons aussi de belles cartes postales.



mardi 11 septembre 2018

Gai Soleil sur Pouillon



Tu as trouvé sur la plage des Sablettes une souche d'arbre. Tu es arrivé de bonne heure, tranquillement, sachant que tu avais du temps et que tu voulais le laisser s'étirer sans pression. Tu as d'abord retiré ce bonnet de marin au pompon rouge qui te qualifie à lui seul, qui est presque toi tout entier, le fameux bachi. Tu as ensuite retiré ta vareuse et ton pantalon blanc et tu as posé tes chaussures sur la souche, chaussures cirées ce matin, chaussures auxquelles tu fais extrêmement attention. Tu savais que tu devrais garder ce slip bleu réglementaire que je reconnais, celui qu'on nous donne lors de l'incorporation et qui peut ici passer pour un maillot de bain.


Comme tu es venu seul, tu n'iras pas te baigner car tu as un peu peur qu'on te vole une partie de ce costume de marin, ton bachi surtout, car c'est arrivé à l'un de tes copains qui a passé un sale quart d'heure au retour au port. Tu t'es couché sur le ventre la tête vers la mer. Tu as fermé les yeux, tu as pensé à la ferme, à ton père devant rentrer la moisson sans toi, sans ton aide. Tu penses à ton cousin venu te remplacer, tu lui as envoyé une carte postale la semaine dernière. Tu culpabilises, tu sais (et cela te blesse en même temps que cela te réjouit), tu sais que tu ne referas plus jamais les moissons avec ton père. Tu as décidé de rester dans la Marine, tu dois d'ailleurs signer tes papiers dans quelques jours. Tu sais aussi que tu retardes depuis trop longtemps le moment où tu devras l'avouer à ton père. C'est cette décision, cette hésitation qui t'a poussé à venir là, seul, sans Mickael qui voulait pourtant venir avec toi. Dans la nuit artificielle de tes yeux fermés, tu vois pourtant quelques couleurs vives, et tu entends bien les bruits de la plage, de la mer. Tu te vois, à la prochaine permission, tenir ce secret, même à l'arrivée en gare et jusqu'à l'arrivée dans la cuisine familiale. Tu attendras que tout le monde soit autour de la table de la ferme pour l'annoncer.
Tu as terriblement envie d'aller nager. Ton dos chauffe et tes orteils poussent doucement le sable comme par un réflexe enfantin, comme le seul jeu que tu t'autorises. Mickael t'a pourtant dit d'aller voir les nouvelles constructions des Sablettes.











































































































Il t'a dit que c'était un grand architecte français, Fernand Pouillon, qui en avait dessiné les plans et les constructions un peu hautes que tu avais vues en arrivant. Mickael, il est étudiant en architecture. Vous n'aviez que peu de choses en commun il y a encore 10 mois au moment de votre incorporation. Il est maintenant comme ce frère que tu n'as pas eu. Certainement, comme le dit Mickael : "un peu plus même". Tu aurais voulu qu'il signe lui aussi les papiers, qu'il reste comme toi dans la Marine. Mais vous vous êtes promis de vous revoir, de suivre vos vies. Tu as dû le jurer à Mickael. C'est toi qui part, après tout. Tu te demandes soudain ce qu'il a décidé de faire de sa permission. Tu l'imagines avec un groupe de marins, à Toulon, sur les quais, regardant le travail de de Mailly. Tu l'entends faire la leçon, raconter la belle architecture, essayant de les convaincre tous que c'est intéressant alors que, bien entendu, les marins s'en foutent. Tu aimes quand Mickael est comme ça, convaincu et un peu seul dans ses certitudes.




Soudain tu sens quelque chose de chaud couler dans ton dos. Tu te relèves vivement, tu te retournes. Dans le contre-jour, il y a là une immense silhouette dont tu ne vois pas le visage immédiatement mais dont tu reconnais le rire.
Il est là.
Le sable coule encore doucement de sa main.
- J'ai pas pu résister, j'suis venir voir Pouillon, affirme-t-il.
- Menteur !
Mickael court déjà vers la mer. Bientôt ne reste de lui, à tes côtés, que son uniforme et son calot posé dessus. Tu oses alors demander à une jeune mère de famille de jeter un coup d'œil à vos vêtements. Sa petite fille se met ton bachi sur la tête. Ça te fait rire et tu cours à ton tour vers la mer, sans te retourner.

Par ordre d'apparition :
Les sablettes ou le plaisir des vacances, éditions Gai-Soleil, Toulon.
La Seyne, Les Sablettes, éditions JANZ.
Lumière et beauté de la Côte d'Azur, Toulon, promenade sur les quais, éditions Aris.

Pour retrouver les œuvres de Fernand Pouillon :
https://archipostcard.blogspot.com/search?q=pouillon
https://archipostalecarte.blogspot.com/search?q=Pouillon
Pour en savoir plus sur ce beau morceau de Pouillon :
http://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Provence-Alpes-Cote-d-Azur/Politique-et-actions-culturelles/Architecture-contemporaine-remarquable/Le-label/Les-edifices-labellises/Label-Architecture-contemporaine-remarquable-Var/La-Seyne-sur-Mer/La-Seyne-sur-Mer-Les-Sablettes



lundi 3 septembre 2018

Didier Mouchel impeccable

Dans une vie d'artiste, il y a ceux qui, tranquillement, vous encouragent.
Ils ne vous demandent rien, ils font ce geste simple d'acquérir vos œuvres avec parfois un étrange mélange de désir et de pudeur, quelque chose qu'ils osent à peine affirmer.
C'est la candeur superbe du collectionneur.
J'aimais présenter Didier Mouchel comme le plus grand collectionneur privé de lithographies de votre serviteur. Cela le faisait rire quand j'introduisais ainsi une conversation. C'était pourtant la vérité. C'est lui qui m'acheta en premier, sans même me connaître, mes premières lithographies. Il fallait ensuite que l'Histoire de la Photographie d'Architecture, finalement, nous réunisse pour que nous comprenions, tous deux, nos proximités électives.

Didier Mouchel m'a appris tant et tant de choses sur la photographie, sur son impact dans le champ des ruines de la Reconstruction, sur l'importance des photographes un peu oubliés, sur la manière dont on se doit, toujours, toujours, de nommer nos sources, de révéler ceux qui nous offrent l'opportunité des images. Ce blog lui doit beaucoup, énormément même.
Avec le Pôle Image Normandie, Didier Mouchel nous a donné aussi l'occasion de voir et comprendre nos paysages, de les regarder à nouveau, d'en suivre la banalité irradiante que les photographes savent magnifier. L'une des dernières fois que j'ai pris contact avec Didier c'était au sujet de photographies que Bernd et Hilla Becher  étaient venus faire à Rouen et que j'avais découvertes au Pôle Image. Il m'avait répondu, avait tout tenté, il avait fait comme à son habitude pour m'aider.
Il m'impressionnait.
J'aime les gens qui m'apprennent des choses.

Le Comité de Vigilance Brutaliste lui doit l'une de ses plus belles expositions au Havre où nous avions pu, grace à l'atelier Bettinger Desplanques dans les locaux de La Forme refaire vivre la présence de Claude Parent au Havre et l'opposition joyeuse entre Royan et Le Havre. Nous avions pu retrouver la trace de Monsieur Gosselin, le filmer, c'est Didier qui faisait le cadreur, l'organisateur de cette rencontre. Il était d'une écoute parfaite. Impeccable.
Je me souviens surtout d'un beau séjour à Royan, suivant un colloque et une exposition au Musée de Royan sur les photographies de la Reconstruction. Je me souviens de son rire de me voir jubiler devant toutes ces photographies qu'il me montrait, il était heureux pour moi. Nous avions fait la visite d'un appartement du Front de Mer, c'est là que je l'ai photographié.



Didier Mouchel est d'une importance rare pour la photographie contemporaine en France car il savait associer et mettre en valeur des champs photographiques différents, générant des collages, ne niant aucune voix, aucun sens, jouant le défricheur mais aussi sachant analyser les images et leur contexte comme pour rallumer parfois le rôle primordial de certains photographes un peu oubliés ou mettre le pied à l'étrier des plus jeunes. Ils sont nombreux ceux qui lui doivent un premier regard, une première vive et honnête attention. Impeccable.
J'avais, avec émotion, vu son nom sur les murs de la B.N.F lors de l'exposition sur le Paysage Français. Je lui avais écrit ma joie de le voir là nommé. Il en était heureux. Il était une autorité simple, évidente car d'abord respectueuse des histoires de chacun et des archives. Quelqu'un qui construit, invente et surtout donne à voir. La main ouverte. Impeccable.
Je ne sais pas quoi faire pour lui rendre hommage. Ce texte est bien peu de chose pour raconter nos conversations, tout ce que j'y apprenais et sa sollicitude, toujours, envers mon travail.
Je ne sais pas quoi dire.
Bien entendu, je pense à sa famille, à tous ses amis, à tous ceux qui ont eu la chance de croiser son éthique des images.
Impeccable.
Salut Didier.
Et surtout, merci.

Pour bien comprendre qui était Didier Mouchel, je vous conseille vivement de lire :
Photographies à l'œuvre, enquêtes et chantiers de la Reconstruction  1945-1958
Jeu de paume-le Point du Jour
2011
un ouvrage superbe d'analyses et d'iconographie. Une œuvre essentielle.

Royan, Photographies dela reconstruction (1950-1961)
Archives photographiques du M.R.U
édition Royan-Musée
pour les amoureux de Royan et de belles images d'un élan perdu.

samedi 1 septembre 2018

Brutalisme belge 2, SOS Brutalism OOSTENDE

Il y avait quelque chose dans l'air et notre déambulation nous mit le monument directement sous les yeux, comme si l'architecture elle-même voulait qu'on parle d'elle.
Elle ?
C'est une superbe piscine brutaliste vue en Belgique, à Ostende (Oostende) exactement.
Malgré l'épouvantable badigeonnage d'un Street-artiste sur sa façade, (sans doute, encore, un de ceux qui croit qu'il habille, alors qu'il détériore) la piscine nous a donné de suite tous ses arguments. Un beau béton, des formes affirmées laissant lire la fonction, des détails de dessins subtils dans les masses, un jeu habile des ouvertures surlignées par des châssis colorés, une articulation sur son terrain parfaitement travaillée.
Bref, un bel et somptueux exemple de ce que le Brutalisme a fait de mieux, c'est-à-dire de sensible.
Je ne connaissais pas ce bâtiment avant de le voir surgir, comme ça dans notre promenade, et s'il est toujours mieux normalement de préparer ses visites architecturales, il est toujours bien aussi de se laisser happer par un bâtiment. C'est donc au retour que j'ai trouvé les informations sur cette piscine.
Malheureusement, cette piscine des architectes Paul Félix et Jan Tanghe est menacée de destruction, ce qui calme mes ardeurs sur une Belgique amoureuse de ses constructions contemporaines.
Vous pouvez, vous devez signer la pétition ici :
https://www.petitions24.net/piscine-ostende
Je vous conseille la lecture de cet article :
https://archipelvzw.be/en/agenda/530/sos-brutalism-sos-swimming-pool-ostend 






































Si, donc, vous allez vers la Belgique, n'oubliez pas de passer voir cette piscine d'Ostende avant que la Belgitude que nous aimons tant nous prouve trop vite que finalement, cette Belgitude ressemble beaucoup à la Francitude : une espèce de mollesse des autorités patrimoniales et politiques, un manque de courage face à la spéculation, une petite vengeance aigrie sur la Modernité, un populisme gluant tournant en action de dépit...
Sauvons la piscine d'Ostende de Paul Félix et Jan Tanghe !
Je vous donne deux cartes postales bien évidemment pas achetées sur place...





La première vous permet de voir la volumétrie d'ensemble de cette piscine. L'éditeur  Van Mieghem ne nomme pas les architectes mais nous signale que la piscine propose de l'eau de mer ozonisée...
La seconde carte postale du même éditeur nous montre en plusieurs vues les aménagements intérieurs et extérieurs de cette piscine. On notera la présence de chaises de Marcel Breuer et de Bertoïa au bar. Ces deux cartes postales, bien typées, prouvent que cette piscine fait bien partie du paysage d'Ostende et de son histoire de l'architecture.
Voici quelques images prises par votre serviteur, d'un peu loin, nous n'avions pas beaucoup de temps pour passer le maillot et, l'été, nous préférons nous baigner sans, dans la vraie mer.
Sauvons ensemble la piscine d'Ostende ! Que le Brutalisme devienne enfin un Internationalisme.