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lundi 1 avril 2019

Jocelyne Lestrade pose dans la cabine

Parfois, faut le dire, fouiller c'est utile.
Dans le classeur gris au-dessus des plans, il y a tout un tas de trucs inutiles pour nous pour mieux comprendre l'Agence Lestrade et on a tendance, un peu vite, à croire que rien d'intéressant ne se trouvera dans de tels classeurs bourrés de factures ou de notes de restaurant même si celles-ci permettent de mettre des dates sur des voyages et des déplacements.
Mais là, on trouve deux photographies perforées pour rentrer dans ce classeur et c'est assez exceptionnel pour deux raisons : l'objet et la personne qui s'y trouve.



L'objet c'est l'exceptionnelle cabine hôtelière de Ionel Schein, véritable précurseur de l'architecture mobile en plastique moulé. L'unité de l'objet est toute resserrée sur ses fonctions comme emballées dans une grosse carrosserie rappelant à la fois les caravanes ou les cabines de chantiers. On est surpris d'abord par le très beau dessin tout en courbes qui se referme bien sur lui-même comme gonflé, tendu depuis l'intérieur. La volumétrie est particulièrement soignée offrant depuis l'extérieur une lecture assez claire de son intérieur, la partie salle de bain venant en saillie protégeant et signalant l'entrée. On note la trichromie de la cabine qui par une teinte sur la partie touchant le sol, en allège aussi la masse et rend certainement dans l'esprit de Ionel Schein un esprit joyeux et ludique. On note aussi comment les percées et la lumière sont travaillées laissant l'intimité bien protégée.
On trouve facilement sur le site du FRAC Centre de très beaux documents sur ce projet :
http://www.frac-centre.fr/collection/collection-art-architecture/index-des-auteurs/auteurs/projets/inventaire-detaille-90.html?authID=171&ensembleID=558&page=1&sortby=dateCreation&dir=1

On remarque aussi que l'objet est présenté de deux manières différentes, l'une en entier et l'autre sous forme d'éclaté permettant au public de juger de l'aménagement intérieur sans avoir à y rentrer. Cette manière (celle des salons de l'automobile) permet aussi de laisser croire à un espace bien moins oppressant qu'il ne pouvait le paraître réellement car cette ouverture ne correspond absolument pas à la volumétrie intérieure... On note que des étiquettes viennent raconter encore les particularités de l'espace qui se veut modulable et pratique.
























Cette philosophie du minimum donnant le maximum par le jeu des rangements, des charnières, des mobilités est représentative d'un design ou tout est intégré refusant de fait l'ajout de mobilier, tout étant taillé dans le bloc pour économiser l'espace et la matière mais aussi les gestes et l'entretien. Une forme radicale du fonctionnalisme que la Modernité a chantée jusqu'à la caricature somptueuse et drôle d'une Madame Arpel dans sa cuisine.
Ici Madame Arpel c'est Madame Lestrade qui sert donc de cobaye pour montrer les possibilités de cette cabine hôtelière datée sur le document au stylo-bille du 8 novembre 1956 !
















C'est Jean-Jean qui a reconnu son arrière-grand-mère avec confirmation de son oncle Gilles et de son père Alvar. Mais pourquoi est-elle là ? Par amitié avec Ionel Schein ? Par hasard, s'amusant avec Jean-Michel Lestrade à poser lors d'une visite au salon de l'équipement hôtelier ? C'est sans doute la vraie raison ! Jocelyne Lestrade n'avait pas l'habitude d'intervenir dans les affaires de l'architecture de son mari sauf pour préparer des repas mémorables pour les équipes à la fin des chantiers ou les soirs tardifs de charrette. Tout le monde se souvient de ses soupes à l'oignon servies à deux heures du matin ! Il est certain que, même bien aménagée et pensée, cette cabine hôtelière de Ionel Schein ne lui aurait pas permis de faire ainsi de la cuisine pour toute une équipe !
Cela reste pour notre famille un excellent souvenir (et une sacrée surprise !), preuve aussi qu'elle savait s'amuser et un excellent document pour l'histoire de l'architecture mobile et en plastique.
David nous signale la similitude de cette cabine hôtelière avec celle de Jacques Carchon et Jean Fournier présente à Piacé :
https://www.piaceleradieux.com/oeuvres/capsule-plastique-edf/
Walid Riplet, J-J Lestrade.
ces documents étant familiaux, ils n'ont pas vocation à être copiés sans autorisation de la famille Lestrade. Nous remercions Dominique Magdelaine pour son aide.

vendredi 27 juin 2025

Ionel Schein fut brutaliste à Angers

Monument !


Cette carte postale pourrait à elle seule résumer ce blog. Force d'une photographie à la chambre ayant redressé les verticales, un noir et blanc délicat, un isolement du bâti, une tour massive en béton, une grille magnifique, et un ciel blanchi comme tentent de le faire encore (après les Becher) tous les photographes contemporains de la dernière heure.

La radicalité de cette Tour Viollet à Angers est un pur chef-d'oeuvre du hard-french et du brutalisme à la française, c'est à dire peu spectaculaire dans ces atours mais vibrant d'abord de sa structure et de sa pensée architecturale. On sait qu'à Angers sévissent aussi les grottes de Kalouguine.

Ici, on dessine, on monte, on oppose, on brutalise rien moins que le ciel et c'est tant mieux ! Ah ! La joie de lever la tête, d'être un piéton au pied, heureusement surpris de la hauteur mais aussi du très beau traitement des espaces du rez-de-chaussée aujourd'hui...remplis, défigurés.


Et comme cela doit être un privilège que de monter dans les étages et d'avoir à la fois la vue comme aurait dit Raymond Roussel et l'étoile au front.

Bien entendu, je ne pouvais qu'avoir cette carte postale des éditions M. Chrétien à Angers dans ma collection. On note que cet éditeur nous donne bien la nomination de la Tour Viollet mais également le nom de l'un de ses architectes : Ionel Schein ! Rien moins ! Et les amateurs d'architecture de plastique, des utopies oubliées, des architectures étranges, ceux qui fréquentaient le FRAC Centre avec avidité il y a encore peu doivent se dire : 

- Qui ? Pardon ? Ionel Schein ? Vraiment ?

Oui. Lui-même. Moi aussi ça m'a fait ça ! Mais pourquoi donc l'éditeur oublie-t-il de nommer aussi René-André Coulon et Yves Magnant alors même qu'il nomme les noms des constructeurs : établissement Brochard et Gaudichet. Et pourquoi, une fois encore oublier de nommer Jean-Michel Lestrade l'ingénieur qui travailla avec les architectes et les constructeurs pour le calcul des charges ? Manque de place ? D'informations ? Modestie de l'ingénieur ?

En tout cas, cette très belle, imposante et importante historiquement Tour Viollet d'Angers est assez méconnaissable aujourd'hui. La façade fut reprise, le rez-de-chaussée comblé donc et l'allure générale est bien triste aujourd'hui, toute l'écriture des pleins et des vides écrasée, comme lissée. Quel dommage ! J'ai eu du mal à la reconnaitre. Mais comment se fait-il que dans tous mes voyages à Angers je n'ai jamais entendu parler ni vu ce beau totem de la Modernité ? Personne pour m'y emmener ! 

Il faudra donc faire descendre cette façade hideuse, redonner des volumes et des ombres à celle d'origine, reprendre et réouvrir le rez-de-chaussée, préserver l'auvent-signal de l'entrée, revoir l'implantation globale de la Tour Viollet. On demande à Lacaton et Vassal de nous faire ça ? Allez ! Venez ! On a besoin de vous.

On notera que la Tour Viollet (orthographiée Violet) est bien répertoriée dans le guide de mon très cher Dominique Amouroux. 

Walid Riplet.

Pour revoir L'architecte René-André Coulon sur ce blog :

https://archipostalecarte.blogspot.com/2018/11/je-hais-la-famille.html

https://archipostalecarte.blogspot.com/2018/06/1023-endormis-au-moins.html


Pour revoir Ionel Schein :

https://archipostalecarte.blogspot.com/2019/03/jocelyne-lestrade-pose-dans-la-cabine.html

https://archipostcard.blogspot.com/2009/11/paris-construit.html

https://archipostcard.blogspot.com/2008/11/pour-joachim-la-rue-dulm.html

https://archipostcard.blogspot.com/2008/09/claude-parent-des-livres-chapitre-1.html








mercredi 19 décembre 2012

hommage à Aurore



 Hier France Culture et l'émission sur les docks nous ont permis de visiter le chantier de La Tour Carpe Diem, construite à l'emplacement de la Tour Aurore.
La Tour Carpe Diem, je m'en fiche. Elle est comme de nombreuses autres tours actuelles, à facettes, dansant un peu pour faire semblant d'avoir eu une idée formelle et architecturale. Ridiculement attendue, avec son petit contrat écologiquement correct qui lui donnerait sa raison.
La Tour Aurore était belle.
Une sorte de mille-feuille doré bétonné.
Elle avait su dans sa tournure et son échelle offrir une image simple et moderne.
Oh et puis... Non ! Pourquoi chercher des raisons futiles ?
La Tour Aurore je l'aimais surtout parce que les architectes qui l'avaient réalisée étaient aussi ceux qui avaient fait La Rafale à Reims : Messieurs Damery, Vetter et Weil, architectes. Alors que ce très beau centre commercial fut détruit dans l'indifférence générale, je croyais que je pourrais toujours à la Défense retrouver un rien La Rafale, à l'ombre de l'Aurore. C'est beau les noms des bâtiments non ?
Carpe Diem... Non mais vraiment... Carpe Diem...Vite ! Faisons une Tour Jouir.
Mais comment pourrions-nous nommer cette qualité qui consiste à voir un bâtiment au travers d'un autre ? Comment nommer cet effet de calque transparent de l'imaginaire, cette reconnaissance d'une forme et d'un espace dans un lieu réel et différent ?
Alors, une fois encore, mes rêveries architecturales passeront dorénavant par les cartes postales qui auront su garder la Tour Aurore vivante. Dans le canyon des immeubles de La Défense, mon imagination me fera circuler au pied de la belle tour disparue.
Voyez :





La carte postale SODALFA nous montre à gauche la belle Tour Aurore même si le photographe C. Tétard vise plus certainement la sculpture et la Tour Gan au fond. La lumière est étrange, un rien faible presque trop douce pour ces monolithes. La carte postale fut expédiée en 1986.
Et la nuit tombe :



La carte postale Yvon nous montre Courbevoie de nuit. Elle nous nomme : Tours Aurore, E.D.F et Europe. D'une qualité exceptionnelle, cette carte est imprimée en Draeger Procédé 301 ce qui est le signe en effet d'une grande attention éditoriale. Le temps de pose long fait filer les feux des automobiles en des néons de verre infinis et la nuit finalement éclairée par les immeubles eux-mêmes finit par devenir mauve. Les grilles des façades successives proposent leur géométrie respective dans une sorte de concours néo-géo du plus beau dessin. Magnifique.
Je vous donne, une fois n'est pas coutume, l'oblitération qui joue avec l'Arche de la Défense et permet de dater la carte postale de 1986.



Je trouve dans l'excellent livre Paris Construit, guide d'architecture contemporaine par Ionel Schein, une belle double page sur la Tour Aurore défunte :





Je trouve aussi une belle photographie du chantier de construction de la Tour Aurore dans l'ouvrage Paris La Défense aux éditions du Moniteur :



Et même si Ionel Schein n'est pas très gentil avec elle, je continue à aimer mon souvenir de l'Aurore et pour reprendre les propos de Monsieur Roland Castro, je dirais que, pour ma part, j'aime les tours aux verres fumés qui portent des Ray-ban, celles qui conservent ainsi une sorte de mystère sourd à notre connaissance, celles qui obligent les fumeurs à descendre à leur pied comme un respect qu'on doit leur rendre. Car, voyez-vous je n'en ai pas peur de ce mystère et même il renforce ma fiction.
Vivre le ciel ?
PS : Monsieur Chaslin nous aurait sans doute permis de comprendre, d'aimer un peu mieux les enjeux de ce nouveau phénomène de "reconstruction".

Paris Construit, guide de l'architecture contemporaine
Collection Environnement
Ionel Schein
éditions Vincent, Fréal et Co
1970

Paris, La Défense
métropole européenne des affaires
Cofer, collectif
1989





jeudi 8 juillet 2021

Une civilisation sans ruines ça ressemble à la nôtre.



Il ne doit exister de ce morceau d'urbanisme que des cartes postales en multi-vues. Je ne sais pas pourquoi mais n'ayant jamais croisé d'autres versions, j'imagine que les éditions Guy n'ont pas trouvé utile d'offrir un seul point de vue sur cet ensemble pourtant d'une très grande qualité de dessin. C'est aussi sans doute la manière la plus adaptée d'en dire toutes les articulations urbaines et de les décrire au mieux.
Il ne nous reste que ça, le Galion 3000 n'existe plus.
Et c'est une erreur de l'avoir détruit car il était très représentatif de ces moments de la réflexion moderniste, il était beau dans son dessin et spectaculaire pour notre imaginaire.
Ionen Schein d'ailleurs ne s'est pas trompé en le qualifiant avec beaucoup de respect dans son petit livre rouge, bréviaire parfait à nos rêves. En effet, l'architecte évoque bien Aulnay-sous-bois dans son  Paris Construit :



On pourrait tirer plein de conclusions sur l'image choisie pour ce livre, celle d'immeubles, au loin, à l'horizon, perdus dans des champs. La photographie est de Thomas Cugini si on en croit le colophon de l'ouvrage. On pourrait en tirer plein de leçons sur les représentations des banlieues, villes à la campagne ou inaccessibles à l'image, nécessitant un recul pour en percevoir la réalité du gigantisme. Grand, grand ensemble. On pourrait aussi faire des oppositions entre une photographie du Galion 3000 par un éditeur de cartes postales et par un photographe spécialisé en architecture et convaincu par son commanditaire des qualités architecturales des lieux mais surtout voulant en tirer un groupe d'images servant l'architecture. Le ciel est nuageux sur la photographie de Thomas Cugini.
Mais restons à notre place. La carte postale du Galion 3000 est bel et bien maintenant un document tout aussi honnête que décidé, tout aussi attaché à son objet qu'attachant à son rôle : faire voir. En quatre petites images, voilà un morceau de ville enregistré à jamais, disponible à notre analyse, montrant un lieu, un usage, une orientation urbaine et un dessin. Et rien ne sert de regretter que l'on ne puisse y comprendre comment on y vit. Rien. Car aucune image ne le peut finalement et ce ne sont que les témoignages croisés qui le permettront. Et encore...
Ici, comme pour toutes les cartes postales, il y a d'abord la reconnaissance du lieu, le retrouver en image et l'envoyer pour faire voir ou se souvenir de l'avoir vu. Il y a l'élan d'une contemporanéité auquel on croit encore, à laquelle on adhère.





Et puis, oui, ne l'oublions pas, il y a la beauté. Celle des lignes sur la façade, héritage d'un Dubuisson, grille moderne d'aluminium, ville pour que Tati y promène Mr Hulot. La beauté des volumes purs, simples mais bien proportionnés créant des vides, des creux, des passages avec une puissance affirmée. La sculpture de l'escalier était superbe. On pourrait penser à une fierté.
Ionel Schein nous indique le nom des architectes de cet ensemble et du Galion 3000 : messieurs Risterucci, Bertrand, Wasserman. Merci Messieurs et tant pis pour l'histoire de l'architecture et de l'urbanisme. Les grignoteuses ont produit des vides jusqu'aux fondations. L'époque ne laisse même plus le temps aux ruines d'advenir. Une civilisation sans ruines ça ressemble donc à la nôtre.

Pour info, la carte fut expédiée en 1984 par un correspondant qui ne dit rien de l'architecture mais raconte le ciel bleu au mois d'avril sur Aulnay. C'est ce que je voudrais garder comme analyse du lieu et du moment. C'est l'essentiel comme dirait Ionel Schein.













mardi 5 mars 2013

Lénine enfin



Enfin une belle carte sur la belle cité Lénine à Aubervilliers.
Pas si simple de trouver une carte postale regardant droit dans les yeux ce beau bloc étoilé et fier.
La Cité Lénine est l'œuvre des architectes de l'A. U. A.
La carte postale des éditions Abeilles-Cartes pour Lyna nous montre en deux parties la Cité Lénine, sans doute parce que sa masse est difficile à cadrer !
Mais on en perçoit tout de même bien les beaux détails de dessins de façades dont la coloration qui est aujourd'hui oubliée malheureusement.
Dans le toujours aussi impertinent Paris Construit, le petit livre rouge de Ionel Schein, on trouve un article et une superbe photographie de la Cité Lénine.
Le texte de Ionel Schein reste bien mystérieux et attaque fort !
" la difficulté d'être... des architectes... (sic)"
et il finit par :
" Cela reste néanmoins, une architecture de qualité mais..."
Le doute vient ici plus certainement de l'environnement politique que de celui du travail de l'architecture.





On trouve ici une très belle fiche descriptive du bâtiment.
On peut aussi se tourner vers Architecture d'aujourd'hui qui, dans son numéro spécial sur le logement collectif de 1972, nous proposait un article complet :














mardi 28 octobre 2014

L'esprit d'escalier

Peut-on connaître une architecture simplement par la qualité de l'un de ses détails constructifs ?
Si j'en crois mes amis Patrick et Miguel, oui !
Voici que tous les deux, sans se passer le mot, m'envoient une carte postale d'un escalier !
Commençons par l'envoi de Patrick Gaïaudo :



Cette carte postale nous montre donc l'escalier du MHK de Kassel grâce à une photographie de Fritz Dressler. Je ne sais rien de cette construction, même pas s'il s'agit d'une construction moderne ou ancienne. En effet, il est impossible de localiser cet escalier au MHK. Pourtant sa forme, le dessin de ses marches, nous font rêver à une construction contemporaine, mais je crois bien que je me fais avoir par l'image et que, d'ailleurs, ce petit jeu pourrait bien être le centre même de l'envoi de mon ami Patrick, se jouant de moi et de mes goûts ! Merci en tout cas, Patrick, pour cette énigme.
Pour cet autre escalier, c'est beaucoup plus simple :



Envoyé par Miguel Mazeri, cet escalier est sans doute l'un des plus célèbres de son époque, l'un de ceux qui marquent la qualité de son architecte. Ici ce n'est rien moins que Bernard Zehrfuss pour le Musée gallo-romain de Lyon en 1975. Merci Miguel !
On notera que l'éditeur joue bien son rôle en donnant au verso toutes les informations sur l'architecte. Comment ne pas être ému par cette ligne superbe descendant d'un puits de lumière ? L'immense et épaisse rampe accentuant d'ailleurs le dessin de l'hélice et provoquant la sensation d'un mouvement vers nous.
Mais j'ai dans ma bibliothèque un très beau livre acheté aux Emmaüs. Il s'agit de Stahltreppen chez Julius Hoffmann éditeur. Ce livre est consacré aux escaliers métalliques et fut imprimé en 1962. C'est une merveille éditoriale qui pourrait à elle seule mériter plusieurs articles ! 
On y retrouve Claude Parent comme quoi, on peut avoir rêvé de rampes et avoir réalisé de très beaux escaliers. On notera également que Robert Doisneau est crédité par trois fois dans cet ouvrage. Cela démontre bien que les photographes prenaient également ce type de commandes plus techniques.
Je vous donne à voir quelques beaux morceaux dans un choix tout à fait personnel !
Allez, ne soyez pas jaloux... Si, si, vous l'êtes.... C'est bien fait !




Architecte : Arne Jacobsen. Photographe : Strüwing.

Architecte : Arne Jacobsen. Photographe : Strüwing

Architectes : Gio Ponti, A. Fornaroli, A. Rosselli, Mailand.

Architecte : Harald Dielmann. Photographe : Freidhelm Thomas.
Architecte : Harald Dielmann. Photographe : Freidhelm Thomas.

Architecte : Arne Jacobsen. Photographe : ?

Architecte : Albert Stenzel. Photographe : Hans Lohrer.

Architecte : Dr Carlo Villa. Photographe : Camera-Color Mailand.

Architectes : Leon Palm, Willy van der Meeren. Photographe : ?

Architecte : Sergio W. Bernades. Photographe : ? 
Architecte : J. J. ven der Linden. Photographe : Jaap d'Oliveira.
Architecte : Alois Giefer.

Architecte : Löpfe et Hänni (?)
Architecte : J. J. van der Linden. Photographe : Jaap d'Oliveira.

Architecte : Georges Johannet. Photographe : Doisneau











Architecte : Georges Johannet. Photographe : Doisneau

Architecte : Georges Johannet. Photographe : Doisneau.
Pour finir, nous nous attarderons sur des escaliers d'architectures de Claude Parent.
D'abord la Maison Soultrait (1956-58) avec ces deux belles vues de l'escalier puis un immeuble de bureaux à Paris, réalisé avec Ionel Schein, équipé d'un escalier en dalles de verre très épaisses et massives.




Architectes : Claude Parent, Ionel Schein. Photographe : Etienne Bertrand Weill.