samedi 30 août 2014

Notre-Dame des Détails


Oui, je suis certain que parmi vous, parmi les plus fidèles, certains vont trouver que, tout de même, je pousse le bouchon un peu loin. Certains vont ironiser en me proposant d'acheter un microscope électronique, d'autres riront à mon désespoir des images, les plus sages me feront une tape amicale dans le dos en m'affirmant que cela se soigne bien.
Mais voilà, lorsque me tombe dans les mains une carte postale de Royan, je la regarde centimètre par centimètre pour me persuader que j'habite là dans l'image. Vous verrez un jour, j'irai, à l'intérieur de l'une d'elles, disparaître.
Alors regardons deux cartes postales de Royan, oui, encore... comme hier !
Envoyée par Dominique Magdelaine, on y voit la conche superbe, sa plage, le Mirado et le clocher de Notre-Dame comme nous le précise bien Berjaud l'éditeur. Tout est sa place dans la plus belle ville du monde. Mais pourquoi donc faire tant de cas d'une si banale carte postale ?
Eh bien si Berjaud en précise avec tant d'évidence la présence de Notre-Dame dans son titre, il n'hésite pas non plus dans l'image à intervenir.
C'est là qu'il faut avoir de très bons yeux.
Regardons :



Mais quelle est donc cette croix blanche posée sur le haut du clocher de Notre-Dame ? J'ai vu beaucoup d'images et de photographies de la belle église de Guillaume Gillet mais jamais ainsi surmontée d'une telle croix qui d'ailleurs serait d'une telle taille qu'on se demande comment elle serait posée... Il y eut bien une étoile posée parfois pour Noël mais jamais à ma connaissance une telle croix...
Ne serait-ce pas là une fantaisie amusante de l'éditeur pour mieux la signaler sur sa carte postale ? Manière de faire reconnaissance de l'objet architectural ?
Je le crois... (jeu de mots).
Alors puisque nous en sommes à épier Notre-Dame en détail, regardons une autre carte postale :



La voici, belle, grandiose, à l'apogée de sa forme, magnifique dans son noir et blanc adouci de couleurs posées artificiellement. Monsieur Chatagneau, son éditeur nous précise qu'il s'agit bien d'une véritable photgraphie au bromure et nous nomme tous les artistes de cette merveille de Royan : architecte Mr Gillet, Ingénieur Mr Sarger, architecte d'opérations Mr Hébrard, le même qu'hier pour le Temple.
Et alors me direz-vous ?
Regardez bien ici :



Au pied du clocher, juste devant ce qui devait servir d'autel extérieur, on devine un chantier bien particulier ! Il s'agit de la pose du vitrail ! On voit parfaitement les solives et l'échafaudage. J'imagine bien que Mr Chatagneau, appareil photographique en main, n'a pas dû s'en tenir là... Il a dû faire des clichés de cette opération, clichés qu'il n'a pas édités en cartes postales à ma connaissance... Quel dommage ! Sans doute que dans un classeur, dans une bibliothèque, dans une boîte, dans une cave secrète dorment les négatifs de Mr Chatagneau et soudain, contre la lumière blafarde d'une ampoule jaune, une main tendue vers la lumière, je regarde surgir ces images perdues et retrouvées.
Me voici reparti dans mes images, dans mes rêveries.
Venez me chercher, venez me rejoindre.
Merci Dominique pour cet autre voyage.

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