lundi 12 octobre 2015

Avec du sucre ?

Et si nous commencions à l'envers ?
Je veux dire que, au lieu de chercher depuis une carte postale des informations sur l'architecture qui y est représentée, nous pourrions prendre un article dans le Guide d'architecture contemporaine en France et voir, si par hasard, on n'en trouverait pas une représentation en carte postale.
On essaie ?





Relativement peu d'architectures provenant du génie civil ou de l'industrie sont représentées dans notre guide vénéré mais très peu aussi ont cette force et cette beauté, je crois, bien accentuée par la photographie en noir et blanc, rendant encore plus mystérieux l'objet posé dans son décor. Le texte nous parle d'une intelligence de l'aménagement intérieur et aussi d'une polychromie qui ne sont pas, ici, perceptibles, malheureusement.
On trouve dans un numéro de la revue L'Architecture d'Aujourd'hui de 1972, une page de photographies sur ces mêmes bureaux de la sucrerie d'Arcis-sur-Aube, cette fois et c'est étonnant sans aucun texte !







Par contre, on en voit bien les fameux aménagements intérieurs et surtout on saisit bien mieux la taille de cette soucoupe volante posée dans le paysage industriel. L'architecte de cette beauté est Philippe Bayonne et les aménagements intérieurs sont de Lucile Valette.
En tout cas, cet article dans cet revue et celui dans le guide de Dominique Amouroux prouvent sans aucun doute la valeur de la construction et son originalité.
Je cherche encore et finalement je trouve ça :


Cette carte postale nous montre la sucrerie d'Arcis-sur-Aube depuis le ciel et ne fait pas le détail de ses constructions. On doit cette photographie à D. Poirot. On aimera le ton bleu-gris de l'ensemble un rien brumeux et la blancheur du sol.
Si on cherche on trouve rapidement notre construction posée, un rien enserrée, entre les immenses bâtiments industriels dont la fermeté des formes closes est très belle.



Je ne pourrai rien vous dire de leur rôle mais la vue aérienne prouve que le photographe du guide d'architecture contemporaine est bien entré sur le site industriel pour faire son cliché, les bureaux étant inaccessibles aux regards depuis la rue.
La forme générale de la construction et son désir d'offrir une vue sur la quasi-totalité de sa circonférence rappellent des objets architecturaux faits pour une grande lisibilité de l'extérieur comme par exemple les tours de contrôles ou... les restaurants panoramiques !
Sa beauté tient dans sa radicalité qui s'appuie à son paysage fait de formes pures, déterminées par leurs fonctions respectives et souvent c'est ainsi que naît la beauté, de formes utiles.

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