dimanche 12 janvier 2014

Tout est à sa place

Sur une carte postale Estel en Éditions de Luxe et en photographie véritable, s'allonge implacablement une Unité de Construction à Bron-Parilly.


Nous en sommes un peu loin, comme pour bien la faire tenir dans le cadre, il faut dire que la barre est une géante qui déploie sur sa façade toute la complexité des typologies d'appartements.
Exactement contemporaine des Cités Radieuses, elle n'a que peu à leur envier finalement, sauf quelques points majeurs comme le toit non aménagé et l'absence de pilotis. Il serait même aisé ici, devant cette peau photographique de confondre les deux pour un regard non averti.


Il faut dire que les architectes de cette construction avaient bien tenté de faire ici moderne. Ils y avaient réussi en grande partie et malheureusement cet héritage est aujourd'hui disparu.
René Gagès l'un des auteurs de ces Unités de Construction avait bien ici déployé tout son talent mais surtout tout son regard sur le programme et les fonctions de cette typologie. Et, il serait aisé sur une image un rien durcie par le noir et blanc de ne voir là que du Hard French à l'avenant.
Mais les architectes Pierre Bourdeix, René Gagès et Franck Grimal ont bien ici œuvré même si les propos tenus dans le N° 66 de l'Architecture d'Aujourd'hui mettent plus l'accent sur la pré-fabrication lourde de l'ensemble que sur le mode d'habitat ou sur la manière dont on peut vivre ici. Pourtant, comme il est dit dans ce superbe petit film consacré à cet ensemble et à ce travail, "tout est à sa place" et on devine bien une attention particulière à l'habitant.



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Gain de place, modularité des espaces, circulation dans le logement, lumière, confort moderne s'associent alors pour vivre bien, du moins... pour vivre mieux. On notera que l'article consacré à Bron-Parilly est juste après celui consacré à la Cité Radieuse de Rezé... Les deux typologies, les deux exercices sont donc bien là, ensemble. On remarque aussi que l'article consacré à Bron-Parilly montre des photographies de l'industrialisation du bâtiment et peu des appartements (sauf par les plans) alors que la Cité Radieuse est dépouillée dans chacun de ses détails et de ses aspects par la belle photographie de Lucien Hervé... Il y a bien là une forme hiérarchique établie par la revue qui utilise les photographies de Lucien Hervé pour faire sa couverture !
J'aime pour ma part cette drôle d'opposition entre UNITÉ D'HABITATION et UNITÉ DE VOISINAGE dans la revue. Une poétique de la nomination dont il faudrait analyser la portée et les choix puisque on trouve également l'appellation Unité de Construction... Est-ce que chez le Corbusier le privé est serti dans le collectif et que finalement l'échange avec l'autre est du domaine d'une décision des particuliers alors qu'à Bron-Parilly, le voisinage et donc les relations sociales sont plus désirées et constituées dans la construction elle-même ? On peut aussi penser que chez Le Corbusier le traitement total des multiples fonctions (habitat, écoles, commerces etc.) dans une forme tenue et close sur elle-même (sorte d'île autonome) s'oppose à celle de Bron-Parilly dont seule la fonction d'habitat est présente dans la construction, laissant à l'urbanisme et non à l'architecture la dispersion de l'ensemble des fonctions sociales. Me trompé-je ? (oui je sais c'est dur à dire).












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4 commentaires:

  1. Pourquoi parlez-vous de disparition ? cet ensemble existe toujours même s'il n'est pas forcément à son avantage en bordure du boulevard périphérique!

    voir sur google : https://maps.google.fr/maps?q=rue+paul+bellemain+bron+parilly&ie=UTF-8&ei=00nVUq66JIez0QXcqIGQBg&ved=0CAgQ_AUoAg

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  2. « Les Unités de Construction (UC) constituent à leur époque l'un des plus grands ensembles d'habitations jamais construits avec plus de 2600 logements. Leur réalisation s'est déroulée de 1951 à 1960 avec une industrialisation maximum du chantier et l'usage innovant du béton préfabriqué. Au nombre de huit, elles se caractérisent par la diversité du bâti en proposant des tours, des barres courbées ou droites, ainsi que des bâtiments disposés en L.

    Au fil des rénovations successives, l'ensemble a hélas perdu sa lisibilité originelle : les façades peintes en polychromie par Claude Idoux sont ravalées avec un gris uniforme en 1967, la requalification de l'avenue Jean Mermoz en A43 au début des années 1970 coupe le quartier en deux, l'UC VII est rasé dans les années 2000...

    En dépit de la remise en cause actuelle de ce type d'habitat, les Unités de Construction n'en demeurent pas moins l'une des opérations majeures d'urbanisme du XXème siècle.

    Dans le cadre d'un projet de renouvellement urbain, l'UC VII, barre de 378 logements longue de 320 mètres, a été démolie en deux tranches, la première en 2006, la seconde en 2008.

    Sur le tènement libéré sera réalisé un programme de 160 logements répartis entre petits immeubles collectifs et maisons de ville. «

    Plus d'infos sur les bulletins n°5 de mai 2003 et n°6 d'octobre 2003 de la Société Académique d’Architecture de Lyon.

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    1. Dans le cadre d'un projet de renouvellement urbain, l'UC VII, barre de 378 logements longue de 320 mètres, a été démolie en deux tranches, la première en 2006, la seconde en 2008

      et que les locataires non pas eté evacuer de leur logement pendant qu il detruisait la section "allée 26 a allée 32"

      donc super detruire une partie de l immeuble sans dire au locataire de sortir

      conclusion de l allée 26 a 32 vide et detruit avec les locatairedes autre allée "6 a 24" vive le risque zero et le fric qu il on gagnée sans faire evacuer les locataires

      a part ca bon souvenir du quartier ou je suis né en 1970 et ou je vait vite partir de ce quartier ,car trop de magouille mairie ,hlm,et la betise humaine

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    2. Dans le cadre d'un projet de renouvellement urbain, l'UC VI, barre de logements ,1 partie a été démolie sans que les habitant ne soit évacuer de la partie a garder. a BRON Y' A PAS DE RISQUE ZÉRO CA N' EXISTE PAS

      ET AVEC LA PRÉSENCE DE LA MAIRIE ET AUTRE ORGANISME AFFILIER

      et que les locataires non pas eté evacuer de leur logement pendant qu il detruisait la section "allée 26 a allée 32"

      donc super detruire une partie de l immeuble sans dire au locataire de sortir

      conclusion de l allée 26 a 32 vide et détruit avec les locataire des autre allée "6 a 24" vive le risque zéro et le fric qu il on gagnée sans faire évacuer les locataires

      a part ca bon souvenir du quartier ou je suis né en 1970 et ou je vait vite partir de ce quartier ,car trop de magouille mairie ,hlm,et la betise humaine

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