samedi 7 décembre 2013

Evry Suprématisme Tempéré

Il y a bien longtemps que nous avons regardé une construction qui possède une page dans le Guide d'Architecture Contemporaine en France par messieurs Amouroux, Crettol et Monnet.
La Préfecture de l'Essonne à Evry en fait partie. Et si nous commencions par regarder la page du guide ?










Ce qui me plaît le plus dans la description de Monsieur Amouroux c'est  " besoins de croissance continus" qui, si on l'applique à la forme de cette préfecture nous évoquent cette autre construction, le Ministère des Autoroutes de Tbilisi !
Ici, c'est un peu comme si on n'avait posé qu'une seule des poutres de ce jeu de construction !
On remarque aussi que Monsieur Amouroux nous donne comme architecte le groupe A.T.E.A alors que les cartes postales qui arrivent nous donnent un nom : Monsieur Lagneau Guy à Neuilly-sur-Seine. On connaît bien cet architecture sur ce blog et nous commençons à beaucoup apprécier son œuvre. J'avoue beaucoup aimer la photographie du guide qui accentue l'effet d'infini possible de la Préfecture, la plaçant dans un vide à la Brasilia et laissant croire quelques secondes que le bâtiment n'est pas appuyé sur un mur à son extrémité mais apparaît comme un porte-à-faux. Illusion ! Mais je projette aussi beaucoup sur le dessin du plan un suprématisme tempéré.
Regardons les cartes postales :



Les éditions Raymond aiment bien le bleu ! Le jet d'eau offre dans cet ordre orthonormé une forme de liberté. Au loin, la barre de la Préfecture d'Evry est seule, superbe, posée sur les bâtiments plus bas qui longent les bassins. Nous pourrions bien être au Brésil (espace) ou dans l'empire soviétique (dessin). Mais la forme puissante, faisant elle-même, en quelque sorte son lieu, inventée de toutes pièces, est comme un horizon pur, droit, imposé, parfait à sa fonction de signe administratif. On pense là, un peu, dans l'image offerte, au Ministère des Finances de Bercy de Monsieur Chemetov qui par sa masse dit le caractère sacré de la République, forteresse administrative superbe.
On pourrait aussi sur cette carte postale interroger la présence très marquée des deux lampadaires, chandeliers urbains un rien durs et froids cadrant l'architecture.



Ici, c'est toujours Raymon éditeurs qui régale. Le photographe choisit un premier plan plus frustre avec le bouquet un peu triste d'un arbrisseau et l'étalage du parking bien rempli. On perçoit bien mieux la Préfecture et on comprend mieux comment cette barre n'est pas suspendue mais bien posée. Me reste à remercier Julien Donada pour cet envoi. Merci Julien !

mercredi 4 décembre 2013

Vago, Witzemann et Bauausstellung Berlin

Vous me connaissez et vous commencez à  avoir l'habitude de mes jubilations et de mes joies.
Vous devez vous dire qu'il me faut peu de choses pour me réjouir. C'est vrai.
Mais, là, si vous ne comprenez pas ma joie matinale, si vous ne la partagez pas c'est que vous n'avez vraiment aucun intérêt pour la représentation architecturale, pour cette question de la diffusion de l'architecture.
Regardez :



Tout (ou presque) est écrit sur cette carte postale Carl Köfer qui nous montre l'intérieur d'un appartement issu de l'exposition de Berlin à Hansaviertel : Internationale Bauausstellung Berlin 1957. On a déjà ici parcouru par l'extérieur des constructions de ce quartier et de ce moment de l'architecture tant les cartes postales sont nombreuses et rendent parfaitement compte de la richesse de cet événement. Mais l'intérieur d'un appartement... c'est inédit ! Il est déjà extrêmement rare que la carte postale montre ainsi, par ses appartements, les recherches dans le domaine de l'architecture moderne mais que, de plus, cela ait lieu en Allemagne me semble vraiment très particulier. On a vu que les Cités Radieuses ont eu droit à des cartes postales car leur très grande particularité devait mener à une très grande curiosité et à une forme de tourisme architectural naissant avec cette architecture innovante. Mais alors que la France se couvre de nouvelles constructions, alors que la modernité s'affiche sur des petites cartes 10x15 les éditeurs de cartes postales semblent avoir la plupart du temps évité de pénétrer dans les logements sociaux. Pourquoi ? Difficulté de photographie ? Espace par trop personnel et peu à même de généralisation ? Marché trop restreint ? Appartement trop restreint ? Il existait pourtant de nombreux appartements témoins qui auraient bien pu faire l'affaire...
Ici, l'affaire est un peu différente. Il s'agit d'une opération de grande ampleur, internationale même, où la fine fleur de la modernité vient faire ses gammes dans une Allemagne qui renaît. Les plus grands sont là rassemblés, Vago, Eckert, Müller, Baldessari, Gropius, Niemeyer etc. et le quartier Hansaviertel est bien comme une exposition de maquettes à l'échelle 1, une très rare expérience permettant de s'affronter entre confrères. Et, on vient là en visite, on vient ici en promenade avec même un petit train et un téléphérique qui vous promènent. Ce tourisme d'architecture contemporaine est très rare avec cette ampleur (un million de visiteurs ! ) et aujourd'hui encore, on voit sur place des gens comme vous descendre du métro, trouver le plan et partir en visite. J'ai fait cette promenade, nous avons fait cette promenade le nez au vent, faisant Ooooh ou Aaaaah ici ou là !
Mais on reste à l'extérieur. Ce que me laisse penser cette carte postale c'est qu'en 1957, on pouvait sans doute visiter des appartements témoins. Au verso de la carte postale on trouve : "Wohnungsentwurf Frau Prof. WitzeLmann im Object 8"
On pourrait traduire de la sorte (je crois) : Décoration intérieure par la Professeur Witzemann pour le projet 8. Il y a bien une erreur d'orthographe sur le nom propre car Frau Herta-Maria Witzemann est bien le nom correct pour cette créatrice de mobilier et décoratrice dont on trouve facilement des informations ici ou ici. Déjà c'est réjouissant non ? Malheureusement il nous est difficile de savoir si Frau Herta-Maria Witzemann a dessiné le mobilier, une partie seulement ou si elle a agencé cet ameublement. J'avoue beaucoup aimer les petites banquettes et le fauteuil assorti... Et on reconnaît aussi un tourne-disque Braun SK 4 dessiné par Dieter Rams... un must.





On s'étonnera tout de même que la décoratrice ferme ainsi l'espace sous le très bel escalier métallique avec le mobilier. Et les petites tables semblent appartenir autant au mobilier le plus furieusement radical ou au très beau mobilier de camping ! J'adore ça !
On pourra s'arrêter là et se réjouir de toutes ces informations mais dans quelle architecture sommes-nous ? Y avez-vous pensé ? Et là... C'est le choc !
L'Architecture d'Aujourd'hui est une mine. J'ouvre le numéro de Janvier 1958 consacré en partie à Hansaviertel et à la Bauausstellung et je tombe... sur ce qui ressemble beaucoup à ma carte postale ! Regardez l'un à côté de l'autre !





La similitude est frappante mais de très menus détails montrent qu'il s'agit d'un cliché différent. L'article ne parle pas de Frau Herta-Maria Witzemann mais d'André Bloc et de Viseux pour la réalisation d'éléments de décor de l'entrée. On ne saura pas, donc, si c'est l'architecte qui avait demandé à Frau Witzemann de faire la décoration des appartements ou si c'est l'organisation allemande qui imposa ses décorateurs. On en profite aussi pour voir d'autres pièces de Design et de mobilier dont les très belles chaises et le petit meuble passe-plat faisant cloison. Impossible de les attribuer à un designer précis, la revue ne fait pas écho à cette question, c'est dommage.



La similitude du point de vue entre carte postale et article d'une revue aussi pointue que l'Architecture d'Aujourd'hui est troublant. Même photographe ? Impossibilité de faire autrement ? Désir exclusif de l'architecte ? Je reste aussi très étonné que l'éditeur de cette carte postale nomme le nom mal orthographié de la décoratrice allemande mais ne nomme pas du tout le nom de l'architecte français !
Reste que cette architecture de Monsieur Vago est d'une très grande clarté et d'un dessin remarquable. J'ai déjà chanté ses louanges ici. Je vous propose donc de suivre ici les informations données par l'Architecture d'Aujourd'hui :













mardi 3 décembre 2013

Shopping center

Ce matin, je rebondis sur l'excellente émission de France Culture La fabrique de l'histoire. Il faut dire que depuis la disparition de Métropolitains de François Chaslin, l'architecture et l'urbanisme ont disparu quasi totalement de France Culture qui nous abreuve pourtant d'une programmation musicale des plus nulles et devient depuis peu, alors qu'elle fête fièrement ses 50 ans, une sorte de France Inter, de Canal Plus. On y entend même le directeur se féliciter à l'antenne de ses taux d'audience. C'est, pour une chaîne culturelle, d'une vulgarité...
Passons...
Écoutez ici l'émission : http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-luxe-24-2013-12-03
Donc ce matin, une émission sur le Luxe (eh oui...) nous évoque l'invention de Parly 2 (Paris 2). Les images fusent des voix, le vocabulaire et les témoignages donnent bien à voir autant qu'à entendre. Je n'ai pas encore de cartes postales de Parly 2 même si nous avons pu voir, au Chesnay, le travail de l'architecte Claude Balick ici ou encore ici.
Le supermarché et le centre commercial ont tellement marqué le début des années 70 que des cartes postales nous les montrent sans vergogne pour le plus grand plaisir d'un Martin Parr français ! On voit ainsi parking, architecture (de loin...) et galerie marchande. Je n'ai jamais trouvé de cartes postales nous montrant la ligne des caisses par exemple. Mais on sait aussi que ce blog a aimé et sauvé l'une des plus belles expériences architecturales de ce type avec le centre commercial de Sens, dessiné par Claude Parent.
Mais rien d'aussi pertinent pour ce jour...



On commencera avec du très local, le Centre Saint-Sever à Rouen qui est relativement récent avec une trentaine d'année et qui reste... réellement d'une grande laideur. Pourtant enfant, il faisait partie des lieux de promenade de la famille et de nos émerveillements. Certains produits étaient même seulement disponibles ici comme les céréales Smacks Kellogg's que nous découvrions pour la première fois. Je ne vais plus depuis longtemps dans ce lieu épouvantable n'ayant plus besoin de céréales à mon petit déjeuner !



La carte postale du centre Saint-Sever est une édition La Cigogne dont la photographie est de Faucher Aviation. On y devine le traitement polychrome du toit recouvert d'une sorte de camouflage urbain, sans doute pour intégrer l'ensemble dans la ville mais le faisant bien plus passer pour une technique militaire permettant sa disparition. Brouillage des formes, dessins de courbes à contre-courant, aplat et fragments, tout cela sent bien le désir de "travailler" ce grand plateau qui ne sert à rien d'autre qu'à accueillir les gaines techniques et les aérateurs. Dommage de ne pas y avoir vu une place urbaine. On ne parlera même pas de l'articulation du centre commercial avec le vieux quartier Saint-Sever.
D'une échelle bien plus petite :



Nous sommes à Argelès-sur-Mer devant le supermarché dont l'architecture tient plus de l'épicerie de quartier que de l'invention du Groupe Site ! Quoique l'auvent en branchages donne à l'ensemble une touche... catalane !
Mais un événement a lieu devant ce petit supermarché et on devine un orchestre et des danseurs faisant là une animation assez marrante... Une Mini Morris est peinturlurée de signes et de mots comme "naufragés" qui restent mystérieux. On aimera aussi la Dauphine et surtout la Renault 4 aux couleurs de Yoplait. Dans la cour, derrière des photographes amateurs, un Citroën Tub attend la livraison ! La carte postale des éditions Dino est sans doute promotionnelle et fut expédiée en 1967.



Toujours par les autos :



Archétype de l'image du centre commercial, cette carte postale nous montre le Géant Casino de Saint-Étienne. L'éditeur est La Cigogne et nous donne le nom de l'architecte de cette merveille : Didier Guichard.
Une nappe de voitures sur un parking, une ligne de devantures qui semble infinie et qui forme une rupture avec le bazar urbain à l'arrière, le Géant Casino pourrait presque être encore dans notre actualité. Ici l'enseigne fait le lieu, fait l'architecture. Que vient-on ici photographier et diffuser lorsqu'on est éditeur de cartes postales ? La modernité d'une époque ? La jubilation de ce nouveau mode de commerce ? Au verso, l'une des correspondantes affirme : "Je suis dans l'entrée du magasin mais ce n'est pas formidable. Enfin on verra à la fin ce que ça donne." Lucidité hallucinante de cette correspondante !
Dedans un autre :



Cette fois c'est le Centre Alma qui nous accueille à Rennes. La galerie marchande est pleine de monde, de lumière et de mouvement. Il faut peu pour faire marcher une nostalgie comme par exemple une typo pour le mot cafétéria qui sonnait à lui seul la modernité fun. Quelques globes lumineux, une paire de baskets aux pieds d'un morpion et je me trouve là avec eux. On peut même voir des caddies poussés par des messieurs un peu flous.
Mais le ça de cette carte postale G.P.R est ce groupe de quatre garçons penchés sur la vitrine. Qu'est-ce qui peut bien les faire rêver ainsi ? Un porte-clef gravé à leur nom ? Un ensemble de couteaux suisses aux multiples accessoires, promesse d'aventures à la Castor Junior ? Un poste de radio miniature japonais ? Deux d'entre eux portent des bottes en caoutchouc... Viennent-ils de la campagne ? Pendant que les garçons sont ainsi fixés, deux gamines se promènent. Deux sœurs sans doute car elles sont habillées à l'identique, robes, imperméables et chaussettes blanches.





Disparu :



Cette carte postale artistique à bords blancs si chic est une édition Alain Baudry dont la photographie signée sur le recto est de Alain Depirou. Aujourd'hui cette carte postale est un document historique puisque le premier plan, le Forum des Halles a disparu. Pourtant, comme le montre parfaitement ce cliché, il y avait là sans doute une architecture qui ne déméritait pas. On aimera comment le photographe réussit ce sandwich de ville fait de trois couches : le Forum des Halles, le quartier ancien et au fond, la modernité puissante du Centre Pompidou. J'aime ce collage, j'aime la ville ainsi, faite de strates belles et laides, faites d'espoir et de ruines, faite d'une poésie étrange ou par le hasard de l'histoire, les expériences les plus extravagantes côtoient la banalité de ce Paris ancien parfois ennuyeux. Ce qui forme une ville c'est bien ces qualités de contrastes. Ce centre commercial, cette galerie marchande qui se voulaient chics et même luxueux ont fini épuisés par la crise économique, fatigués d'une époque qui a encore du mal à mourir. Et j'ai encore du mal parfois à y croire.

lundi 2 décembre 2013

Dedans le Shogun


Vous aviez aimé le Kyoto International Conference Hall depuis l'extérieur sur ce message posté il y a peu.
Mais que diriez-vous de pouvoir enfin entrer à l'intérieur ?
Oui. Cela vous tente bien. Comme vous avez raison.
Alors... Entrons !



Voici l'entrée nommée Lobby en anglais par l'éditeur de cette carte postale. On y retrouve la puissante structure ici parfaitement mise en valeur par le vide d'aménagement autour des piliers de soutien. On admirera sans détour la qualité des détails, le traitement des surfaces, les jeux de lumières et... la moquette vert-pomme ! L'ensemble est chic, solide et majestueux. Voici le lustre un peu petit sans doute perdu dans ce vide et la sculpture-lampe également :

 
On remarquera aussi au fond un étonnant vitrail perdu un peu dans cet ensemble !
Le vert de la moquette s'étend aussi jusqu'ici :



Nous sommes dans la Conference Room B-1 !
Quelle merveille !
J'aime toujours autant les lieux fabriqués pour les rencontres et les foules lorsqu'ils sont vides ! Là également on reconnaiî dans la forme interne celle jouée à l'extérieur. Quel dessin !



Ne pourrions-nous pas penser que nous sommes dans un vaisseau spatial ou chez le Doctor No dans un James Bond ? Mais vous n'avez encore rien vu...



Voici la Conference Room A, sans doute la plus importante vu sa lettre d'alphabet !
Que dire d'autre qu'une forme d'émerveillement à un espace, à sa sobriété contenue dans une rigueur décorative qui ne manque pas pourtant de chaleur même si cet espace est vraiment immense !
Le vide au-dessus de la tête, la chaleur du bois sous les coudes, le moelleux des sièges sous les fesses devaient être propices à de grands débats, de grandes décisions : Protocole de Kyoto !
Mais une chose étonnante me saisit. Comment devant une telle abstraction de lieu et d'image passe tout de même cette chose sensible qui fait que nous sentons le Japon ?
Comment dans notre esprit, les minuscules codes et les grandes qualités fabriquent également cet espace comme japonais ?
Certainement cette délicatesse retenue, ces matériaux visibles et magnifiés, certains angles du dessin, certains atours des objets, et un champ coloré bien étudié qui donnent d'abord et malgré l'éloquence nécessaire de ce lieu sa place à l'homme.
Je ne pourrai vous donner le nom du photographe, ni celui de l'éditeur de ces cartes postales mais je vous offre le très beau logotype de ce dernier et le très beau dessin du Kyoto Conference Hall présent au verso.





dimanche 1 décembre 2013

Les morts et les vivants à Plovdiv


Au premier plan, deux femmes sur une estrade défilent devant un parterre de visiteurs de la foire. Tous les visiteurs ont leurs mains croisées devant leur pubis.
Ils sont sages, en quelque sorte.



 

 

 

Les deux mannequins sont bien habillés, leurs vêtements sont modernes et certainement produits dans des usines bulgares.
La femme bulgare se doit d'être moderne comme l'architecture bulgare se doit d'être moderne. Au fond de la carte postale, un superbe bâtiment prend aussi la pose. Les gigantesques piliers en V forment une ceinture pour tenir le chapeau. C'est la mode.
L'ensemble reste aujourd'hui dans son dessin d'une incroyable actualité. Nous sommes donc à Plovdiv en Bulgarie dans la Cité foraine qui je crois est une mauvaise traduction pour parc des expositions. Et la carte postale toute en écriture cyrillique ne me donnera pas plus d'information. On notera tout de même que le français est une langue possible ainsi que l'allemand mais pas l'anglais...
C'est bien dommage de ne pas avoir le nom des architectes car cette construction me semble particulièrement intéressante. Elle restera anonyme tout comme les noms des deux mannequins bulgares.



Un triangle rouge vif, couleur de sang, s'étend au premier plan. le reste est vide. Personne.
Le monument aux morts est appelé par l'éditeur de cette carte postale fosse commune. Là aussi, peut-être une mauvaise traduction pour monuments aux morts même si ce dernier est bien une construction pour rendre hommage aux soldats bulgares abattus pendant les deux guerres. De ce point de vue, ne pourrions-nous pas croire que la Fonction Oblique de Monsieur Parent a fait un détour vers la Bulgarie ?
Ce que nous voyons n'est en fait que la partie supérieure du monument Bratskata Mogila qui, en réalité est enterré. On devine à droite l'entrée. Ce monument est simplement superbe ! Vous trouverez ici et ici d'autres photographies vous donnant une idée de sa forme réelle. Il faut croire qu'à Plovdiv, les morts comme les vivants aiment les belles architectures : pour les porter, pour les visiter et pour dormir dessous.
Merci Rose pour cette promenade, tu es en passe de devenir ma plus grande rabatteuse de cartes postales !
Quelques images trouvées sur internet avec le lien :
http://www.panoramio.com/photo/616301



avec tags, avec bêtise donc :
http://f2ftv.net/2013/03/18/ученици-съживиха-запустели-места-под/



Dedans :
http://www.geocaching.com/geocache/GC37N8B_bratskata-mogila-monument?guid=fc8af5b3-f56d-4fef-a91d-28d68c084d11